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 Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]

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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Dim 6 Avr - 16:55

Si Eugénie était montée jusqu'à la volière ce matin-là, bravant courageusement le froid écossais, ce n'était pas pour envoyer une lettre à des parents anxieux de la santé de leur fillette. Non. Sa lettre hebdomadaire était partie la veille via Grand Duc (propriété de l'école) et Eugénie n'attendait pas de réponse avant trois ou quatre jours, le temps que son auguste père et sa non moins auguste mère osent attacher leur propre lettre à la patte du hibou. Seulement, aussi étrange que cela puisse paraître, Eugénie aimait tout particulièrement l'ambiance de la volière. Et pour cause, c'était probablement le seul endroit du château où elle pouvait lire tranquillement une bibliothèque rose sans être interrompue toutes les trois minutes par un élève curieux. Les hiboux avaient beau ne pas sentir la violette, ils avaient le mérite d'être des compagnons plutôt calmes. Surtout dans la journée, en fait.

Pour l'heure, tous n'étaient pas encore rentrés au bercail après la chasse nocturne et la plupart des perchoirs étaient vides. Sur les autres, des chouettes ébouriffées sommeillaient, laissant échapper de temps à autre un faible hululement. L'une d'entre elles fixa Eugénie d'un oeil rond et ambré quand la fillette entra dans la pièce, ouverte aux quatre vents, mais la petite Serpentard, trop occupée à ne pas glisser sur le sol souillé, ne s'en aperçut pas.
D'un pas sautillant, elle se dirigea jusqu'à une fenêtre, dans le fond de la volière, et se hissa sur le large rebord. Les pierres étaient glaciales et la bise s'engouffrait un peu trop dans la pièce pour qu'on puisse qualifier l'endroit de "douillet". Mais Eugénie n'y prêta aucune attention. Savamment emmitouflée dans sa cape, l'écharpe remontée jusqu'au dessous du nez, elle ne sentait, pour le moment, pas le froid mordant. D'autant plus qu'elle avait jugé utile de passer une paire de gants roses à paillettes et un bonnet - rose également - à pompoms, sur lequel un Bisounours levait fièrement la patte pour saluer un public imaginaire. Deux accessoires qui juraient affreusement d'avec l'écusson vert et argent cousu sur l'uniforme de la petite.

Mais Eugénie n'en avait cure, et si son bonnet lui avait déjà valu plus d'un ricanement, elle les avait toujours accueillis avec un calme mépris qui avait fini par décourager les moqueurs les plus acharnés. A présent, on la laissait à peu près tranquille... Du moins tant qu'elle ne s'avisait pas de coller des affiches Bisounours dans sa salle commune.
D'un geste lent, la petite brune tira de sa poche un exemplaire soigneusement recouvert de Bisounours part en vacances et en retira un marque page en forme de lapin, coincé entre deux pages. Puis, esquissant un fin sourire, elle se plongea dans sa lecture.
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Carter Lane
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Mer 9 Avr - 9:01

Ecrire à ses parents n’avait jamais été la préoccupation première de Carter. D’un parce que sa mère travaillait à Pré-au-lard, donc à deux pas de Poudlard, et de deux parce qu’il détestait poser ses états d’esprit sur du papier surtout pour en informer ses parents. Ils n’avaient pas besoin de savoir ce qu’il pensait réellement et c’est pour cela que Carter ne se contentait que de noter ce que ses parents voulaient entendre, à savoir que tout allait bien dans le meilleur des mondes, ce qui était en fait, vrai.

Carter se voyait donc obligé de rédiger sa lettre hebdomadaire pour informer son père de ses « progrès », si on pouvait les qualifier ainsi, à Poudlard. Non pas que Carter ai besoin de faire des progrès mais parce que figurez vous que l’excellence n’existe pas, même chez les Serdaigle, et qu’il fallait du travail pour y parvenir. Si si c’est vrai, Carter avait appris ça il y a plusieurs années, c’est d’ailleurs pour ça qu’il travaillait si dur pour arriver à ses fins. Etre Serdaigle de générations en générations depuis moulte années n’était apparemment pas une raison suffisante pour être le meilleur… Etrange.

Carter avait donc écrit sa lettre, destinée plus à son paternel qu’à sa mère qu’il pouvait voir quelques week-ends par moi, et s’apprêtait à présent à la « poster » comme on disait dans le monde moldu. Envoie de hibou était plus juste. Dans le cas de Carter, ce n’était en réalité pas un hibou mais bel et bien un aigle, le seul de Poudlard sans aucun doute. Il aurait simplement pu choisir une chouette effraie ou un hibou blanc neige voire même un crapaud, qui se serrait certes révélé inutile pour envoyer du courrier, mais qui aurait au moins la faculté de se fondre dans la masse d’animaux de Poudlard.

Non Carter n’aimait pas faire simple et préférait se faire remarquer, donc par conséquent un aigle était on ne peut plus normal pour une telle personnalité. Imaginez dans la grande salle à l’heure du courrier, une flopée de hibou et de chouettes s’entrecroisaient alors qu’un aigle fendait la masse pour se diriger vers son maitre. Entrée en matière assez fracassante disons le nous. Pas peu fier de sa différence, Carter se dirigea vers la volière et quand il fut dehors, juste dans les marches extérieures, Carter entra sa main dans sa poche comme pour en sortit un quelconque objet.

En réalité, l’oiseau se trouvait très rarement dans la volière, voguant autour de Poudlard à sa guise et il était donc très rare que le Serdaigle le trouve perché avec les autres volatiles. Carter sortit de sa poche un sifflet métallisé qu’il actionna en sifflant bruyamment dedans. Le bruit était désagréable mais il avait au moins le mérite de d’attirer le concerné. Carter entra donc dans la volière pour attendre son animal tout en lui préparant à boire, car il était évident qu’il avait soif. Ether faisait souvent de longues « promenades » durant parfois plusieurs jours et il ne revenait à Poudlard que quand son maitre l’appelait, ce qui était à présent le cas.

C’est en entrant dans la volière que Carter se rendit compte qu’il n’était pas seul, comme il aurait pu l’imaginer. Une jeune fille, très jeune même si on en jugeait par la couleur de ses habits et par la lecture qu’elle était en train de mener, se tenait sur le rebord de la fenêtre. Carter ne savait bien évidemment pas dans quelle maison elle était, elle aurait pu être à Serdaigle qu’il ne l’aurait pas remarqué, en parfait égoïste qu’il était. Pourquoi se soucier des premières années quand on avait des soucis bien plus importants ? Les BUSE étaient pour Carter un motif suffisant de son asociabilité. Un garçon qui avait de l’avenir c’est certains, mais pas socialement parlant.
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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Ven 11 Avr - 17:04

Moins de trente secondes après avoir ouvert son livre, Eugénie était littéralement absorbée par sa lecture. La bibliothèque rose savait s'y prendre, pour fasciner son lectorat : Bisounours parviendrait-il à apprendre à nager malgré son épaisse fourrure ? Le temps serait-il suffisamment clément pour lui permettre de pique-niquer au milieu des champs, avec ses amis les lapins ? Pourrait-il se faire une tartine au miel, pour son goûter, sans que le sable de la plage ne vienne s'y coller ? Quel suspens ! Mais quel suspens !

La fillette tournait d'une main en apparence calme mais le coeur fébrile c'est beau on se croirait presque dans du Stendhal une page - est-il de préciser que le papier sur lequel était imprimé le texte était légèrement rose et parfumé ? - pour découvrir la suite des palpitantes aventures de son Bisounours favori, quand Carter entra dans la volière.
Elle n'aurait probablement pas remarqué cette arrivée plutôt discrète tant son livre la passionnait on se demande encore pourquoi si celui-ci n'avait pas eu la très mauvaise idée de laisser échapper un sifflement strident.

Dérangée dans sa lecture, Eugénie releva précitamment la tête pour lancer un regard plein d'une hauteur scandalisée à l'intrus qui avait osé briser, d'un bruit inopportun, toute la dramatique de l'oeuvre - voire même du chef-d'oeuvre - qu'elle tenait entre les mains.

*Que le courroux du Ciel allumé par mes voeux
Fasse pleuvoir sur [lui] un déluge de feux.
Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre :
Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
Moi seule en être la cause, et mourir de plaisir.* songea la petite dans un élan cornélien héroïque et, il faut bien l'avouer, plutôt ridicule dans cette charmante tête de onze printemps. Camille était sublime, mais Eugénie puérile. Le dégoût français des De Montvermeil n'était pas allée jusqu'à renier la littérature classique. Snobisme familial aidant, Eugénie avait ingurgité un nombre assez considérable de vers en tout genre depuis qu'elle était en âge de faire fonctionner sa mémoire, vers sur lesquels elle appuyait souvent ses réflexions... Sans pour autant vraiment les comprendre. Ce qui la conduisait régulièrement à de jolis contresens dont elle n'avait, dans son orgueil aristocratique, absolument pas conscience. Mais à son âge, la pauvre enfant était bien jeune pour réellement se montrer critique. Pour l'heure, elle ânonnait sagement les nobles préceptes de sa non moins noble famille.

Bref, la fillette trouvait parfaitement inadmissible d'être contrariée dans sa lecture de manière aussi cavalière.
D'ailleurs, si elle avait été hibou, elle aurait catégoriquement refusé de se précipiter à l'appel d'un pipeau aussi dégradant ! Plissant les yeux d'un air à la fois fier et contrarié, la toute jeune sorcière gratifia Carter d'un regard dur, qui contrastait étrangemment d'avec son bonnet rose. Comme quoi, lire Bisounours ne rendait pas nécessairement pétri de bons sentiments :


- Excuse-moi, demanda-t-elle d'un ton fluet mais autoritaire, mais pourrais-tu faire un peu moins de bruit, s'il te plaît ?

Selon toute vraisemblance, que le jeune garçon soit bien plus grand et plus âgé qu'elle ne l'intimidait en rien. Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années. Après tout, elle était dans son bon droit.
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Sam 12 Avr - 17:34

La jeune fille devait apparement avoir des tendances gryffondoriennes si elle n'était pas une rouge et or car elle semblait manifester un courage sans faille pour oser s'exprimer ainsi à un ainé. Carter remarqua qu'elle portait un insigne scintillant sur la poitrine, avec d'étranges reflets verts. Cet ours en peluche grandeur nature était à Serpentard ? Et bien, Carter aurait bien des excuses pour se moquer des Verts et Argents, c'était certains. La jeune fille, de son mètre 10 les bras levés, l'interpella et lui demanda s'il ne pourrait pas faire moins de bruit. La réaction fut immédiate. Carter lui balança un regard passablement noir qui était en fait plutôt représentatif de sa surprise que de son énervement. Elle était au courant qu'elle était dans une volière là ou quoi ? Apparement non, sinon elle ne se risquerait pas à lire un livre et à demander silence à ceux qui arrivaient.

- Dis le nain, t'es au courant que t'es dans une volière ici ? Les oiseaux, tout ça! Ca te parle ? Si tu veux lire tranquille, t'as qu'à aller à la bibliothèque et tu me laches la grappe ok ?

Version polie de Carter, attention, encore aujourd'hui il est de bonne humeur. Non mais c'est vrai quoi, si elle n'était pas contente, elle avait qu'à lire ailleurs, sa chambre n'était pas assez sale pour qu'elle s'y sente à l'aise? Il lui fallait la puanteur de la volière à tout prix pour être heureuse ou quoi ? Qu'est-ce qu'elle lisait en plus? Un livre pour gamin sans doute, vu son accoutrement. C'est donc sans le moindre remort (en fait, si, Carter avait une légère mais alors très légère dose de remort qui lui restait dans la gorge) que Carter avança vers une gamelle d'eau. Celle ci était vide, bien sur, les elfes ne pouvaient même pas remplir une bassine d'eau ? Non c'était trop leur demander sans doute. Le jeune homme sortit donc sa baguette et la pointa vers le récipient vide, histoire qu'Ether ne meure pas de soif quand il arriverait de son long voyage.

- Aguamenti!

Les sortilèges d'apparition étaient pour Carter la base de la magie et c'est donc avec une agilité déconcertante que Carter rempli le récipient d'eau intégralement. En théorie, les élèves ne pouvaient pas pratique de magie en dehors des salles de cours, mais Carter s'en fichait en fait, personne ne le surprendait ici en train de se servir de sa baguette. Et même si quelqu'un le voyait, il pourrait toujours prétexter que les elfes de maisons ne faisaient pas leur travail. Ce qui était pour lui tout à fait légitime. C'est vrai quoi, ils n'avaient que ça à faire ses fichus elfes, ça ne devait pas leur prendre 4 ans de mettre un peu d'eau pour les animaux si ? Ne vous inquiétez pas, Carter est toujours comme ça, mais il a un bon fond en fait, il faut juste savoir le trouver. Ca peut paraitre dur, mais ce n'est pas impossible, vous verrez.
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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Mar 15 Avr - 16:17

Un éclair de mauvaise augure passa, fugace, dans les prunelles roses grises de la petite. Elle toisa Carter d'un air profondément méprisant tandis qu'une colère froide et sourde l'envahissait progressivement. Comment ? Comment ? L'affront demandait réparation ! Eugénie n'était pas très douée pour le stoïcisme. Elle avait tendance à monter d'emblée au créneau. La vieille histoire de Rodrigue.
Elle referma son livre d'un geste sec, les lèvres pincées et l'oeil sec. Eugénie n'était pas fillette à s'en laisser compter. Le bleu de son sang lui avait depuis longtemps fait croire que le respect lui était dû par tout un chacun et visiblement, cet outrecuidant petit personnage ignorait la règle.

L'élève de première année lambda se serait peut-être mis à chouiner avant de filer sans demander son reste. Un autre, plus hardi, n'aurait probablement pas hésité à lancer d'un ton hargneux : "Hé oh, machin, tu t'calmes, maintenant, d'accord ?" Qu'est-ce t'as, toi ? Tu veux t'battre ?. Mais Eugénie n'était pas non plus fillette à se laisser aller aux réactions communes à tous. Un peu de hauteur, que diable !
Elle sauta lestement du rebord de la fenêtre, comme pour donner à Carter la possibilité d'étudier sa petite taille à loisir, et esquissa un sourire en coin. De toute évidence, quelques pensées joyeuses venaient de lui traverser l'esprit. Elle s'abstint cependant de la faire partager à son auditoire qui, pour le coup, ne semblait pas du genre à apprécier les pointes.

Comptes-tu mon esprit parmi les ordinaires ? (les z'ordinaires)
Penses-tu qu'il s'arrête aux sentiments vulgaires ?
On me joue, on me brave, on me tue, on s'en rit.

La petite saisit les deux bords de sa cape et fit une profonde révérence - teintée d'ironie - au Serdaigle. De la classe avant toute chose. Elle n'allait pas se laisser monter sur les pieds par un bellâtre tombé du lit. D'ailleurs, à bien le regarder, Eugénie jurerait qu'il avait du sang français. Bouh !
Sa courbette effectuée dans les règles de l'art, elle se redressa et se tint bien droite, gratifiant au passage Carter d'un coup d'oeil franchement effronté.
Finalement, elle posa les poings sur les hanche avec beaucoup d'autorité et dit d'une voix fluette, certes, mais aussi indubitablement sarcastique :


- Oh mais moi aussi, je suis vraiment en-chan-tée de faire ta connaissance, cher, cher élève bougon.

Ce qui n'allait certainement pas arranger ses affaires. Mais Eugénie ne paraissait pas s'en soucier. Ce qu'elle voyait surtout, pour le moment, c'était un affreux ours mal léché qui se croyait en droit de l'insulter alors qu'elle s'était montrée d'une politesse esquisse (si, si) avec lui. Le pauvre petit n'avait probablement pas eu la chance de bénéficier d'une éducation digne de ce nom. S'il avait fréquenté la même école primaire qu'elle, il n'en serait pas là.
Eugénie haussa un sourcil à la fois compatissant et impatient. Il ne devait pas aimer lire, ce rhinocéros en mal de savane, pour ne pas savoir que la bibliothèque était loin d'être l'endroit idéal pour lire tranquillement. Entre les élèves qui chuchotent (ou du moins prétendent chuchotern parce que dans le vocabulaire d'Eugénie, il s'agissait plutôt de "discussions bruyantes"), les va-et-vient perpétuels et les livres qui tombent des étagères ("Oups ! Désolée Madame, je ne l'ai pas fait exprès !"), se concentrer relevait de l'exploit. Or, Bisounours nécessitait du calme et de la volupté bonjour la volupté de la volière. Tout comme il aurait été de fort mauvais goût d'afficher du Turner dans des toilettes, il aurait été parfaitement incongru - voire même indécent - de lire Bisounours à la bibliothèque.
N'en déplaise aux mécontents.
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Sam 26 Avr - 0:42

Décidemment, la jeunesse d'aujourd'hui n'était plus ce qu'elle était. Le nain, donc, avait envie de mourir aujourd'hui. Si un élève normal se serait excusé pour le bruit occasionné, une fille normale ne serait jamais risquée à répondre ouvertement à un de ses ainées. Apparement, le Serdaigle et la Serpentard étaient fait du même bois. Dans un premier temps, la jeune se baissa avec toute la grace qui lui avait été imparti, un geste empli d'humour pour ensuite terminer sur la même lancé, mais avec la parole cette fois ci. Elle était enchanté donc de faire sa connaissance, c'est donc qu'elle aimait rire la petite. Elle se foutait carrement de lui, n'en doutons pas. Le garçon la regarda dans un premier temps avec intérêt. Vraiment, cette petite “chose” était comique. Il ne savait même pas si en réalité il devait s'énerver ou en rire, cette situation était si inatendue. Une jeune fille de son age ne se serait jamais risqué à faire un commentaire à Carter et en plus de cela, à lui tenir tête. D'un côté, Carter aimait ça, jamais on ne lui avait fait ce genre de numéro, mais ce n'était pas pour ça qu'il comptait avaler la pillule. On ne tenait pas tête à Carter Lane, point final.

- Dis donc, tu es une petite comique toi... Tes parents ne t'ont pas appris qu'on devait le respect aux personnes plus agées que soit ?

Pour le coup, là, Carter avait été gentil. Une petite question tout à fait innoncente. Certes, il se doutait que la jeune fille allait lui répondre, mais en réalité, il n'attendait que ça. Il n'avait jamais eu à faire avec une fille de 11 ans, toute Serpentard était elle. A vrai dire, il trouvait çà plutôt marrant. L'aplomb des Serpentard sévissait de plus en plus jeune apparement, très jeune même. Reportant son attention sur ce qu'il faisait, Carter attrapa le bol et se dirigea vers une fenêtre. Il posa le récipient et se tourna vers la jeune fille, attendant que son aigle arrive. Il ne devrait plus tarder.

Carter reporta son regard sur la petite chose rose qui se tenait loin de lui. En plus de son accoutrement assez particulier, cette jeune fille n'était pas comme toutes les autres. En général les Serpentard aussi jeunes, féminins surtout, étaient encore bien réservées et n'osaient pas trop se faire remarquer, tout l'inverse de celle là donc. Comme quoi, il y aurait quelques avantages à méler Serpentard et Serdaigle pour la battle royale. Ca risquait d'être drole de faire taire un Gryffondor ou deux tiens... Carter n'ajouta rien et laissa la jeune fille lui parler. Qu'allait elle encore lui sortir au jeune homme ? Surement quelques choses qui l'amuserait. Actuellement, Carter était beaucoup plus cool que quelques minutes auparavant. Cette fillette avait un effet positif sur lui... C'était dur à croire, certes, mais Carter n'était pas comme d'habitude, dans sa carapace, près à bouffer tout le monde. Bon certes il l'avait fait quelques minutes plus tôt mais là pour le coup c'était légitime, on l'avait cherché.
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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Mer 7 Mai - 21:07

Bon, alors, d'abord Eugénie n'était pas une naine, merci pour elle. Comparée à la taille moyenne des Bisounours, elle était même sacrément grande
Ensuite, elle n'avait aucune envie de mourir jeune. Bien au contraire. Son esprit, perverti par une éducation un tantinet trop snobinarde, avait parfaitement intégré une idée : elle était aristocrate et, en tant que telle, bien trop importante en ce bas monde pour se permettre de le quitter avant quelques siècles (oui, Eugénie était encore à l'âge où on voit sa vie comme une grande route plutôt que comme un triangle. L'infini contre la temporalité, en somme).
Enfin, il était hors de question pour elle de s'excuser. Elle n'y pensait, d'ailleurs, même pas. Elle était dans son bon droit : après tout, Celui-Qui-Est-Salement-Malpoli avait bel et bien fait du bruit. Si Eugénie avait été pétrie de nihilisme, peut-être, oui, peut-être aurait-elle vaguement songé à présenter ses plus plates excuses au jeune garçon, dans un but purement hypocrite. Mais malheureusement pour lui, Nietzsche n'avait pas encore été adapté à la Bibliothèque Rose aussi Eugénie vivait-elle sa petite vie de fillette de onze ans en ignorant tout de sa philosophie bon en même temps Nietzsche n'était pas nihiliste non plus, faut pas tout confondre non plus.

Cet arrière-plan posé, revenons à nos moutons. Et, en l'occurrence, à nos hiboux. Ou plutôt, à notre Eugénie. Très sûre d'elle, elle fixa un instant Carter d'un oeil à la fois narquois et franchement amusé. Dieu, comme son vocabulaire était prolétaire ! Jamais jusqu'alors elle n'avait eu l'occasion d'entendre quelqu'un parler si mal ! Elle en était toute émoustillée. Alors les gens qui utilisaient ce type de mode d'expression existaient vraiment ? Elle avait toujours plus ou moins pensé qu'il s'agissait d'une légende, ou, en tout cas, que seules des personnes très âgées n'ayant pas bénéficiées d'une éducation "made in AristocratLand" se trouvaient à ce point handicapées linguistiquement parlant.

*C'est amusant, je parviens tout de même à saisir le sens de ce qu'il dit... Je crois qu'il fait un réel effort pour communiquer... Brave petit !* songea-t-elle, franchement ravie de rencontrer un spécimen aussi intéressant de si bon matin.

La petite cligna alors des yeux plusieurs fois de suite et adressa un fin sourire à Carter. C'était exactement le genre de sourire que quelqu'un de condescendant utiliserait pour s'adresser à un être inférieur et, disons le tout net, passablement limité intellectuellement parlant.
Finalement, elle rétorqua d'un air effronté, très fière d'être parvenue à élaborer une petite phrase qui, selon elle, était compréhensible pour l'énergumène qui lui faisait face (ses ancêtres vénérés se retourneraient dans leur tombe - qu'elle soit française ou anglaise - si jamais ils l'entendaient parler ainsi !) :

- Mais mon pauvre ami, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Après tout, en brisant la quiétude du lieu, tu as souillé les règles de courtoisie les plus élémentaires, développa-t-elle avec beaucoup d'aplomb.

L'ennui avec Carter comme avec Eugénie, c'est que l'un et l'autre croyaient sincérement être dans leur bon droit. La conversation risquait donc très vite de tourner en rond, voire de s'envenimer. Enfin, du côté de Carter tout du moins. Eugénie, elle, trouvait la querelle de comptoir bien trop vulgaire pour s'y abaisser. On est aristocrate ou on ne l'est pas !
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Jeu 8 Mai - 23:44

Vraiment, cette petite avait de l'humour. Si Carter n'avait pas été de bonne humeur (car oui, quoiqu'on en dise, Carter est de bonne humeur) il aurait pu s'énerver. Mais là, il restait pantoit devant le toupet de la jeune fille. Si si croyez le! Si jeune et si rebelle, ça s'applaudit. On connaissait des spécimens, mais comme celui, rarement! Carter ne pouvait donc s'empêcher de sourire à la jeune fille, quand celle ci, tentait -dans sa logique pour le moins illogique- de se défendre. Carter était même convaincu qu'elle croyait avoir raison. En fait, elle avait tort bien sur (bien sur! Hum!), mais elle était du genre de Carter, “on feint la vérité et on s'obstine dans son raisonemment”. Apparement, elle était à un degrés avancé puisque Carter, bien qu'il ne le dise pas, savait qu'il avait tort mais elle, croyait vraiment avoir raison. Les Serpentard ont vraiment de tout chez eux...

Carter ne put donc s'empêcher de sourire une nouvelle fois et de lui dire:
« La quiétude du lieu? Tu m'excuses mais j'apellai mon aigle, hors je n'ai pas que ce sifflet pour qu'il m'entende. Si je ne siffle pas, il ne vient pas et s'il ne vient pas, je ne peux pas envoyer mon courrier. C'est aussi simple que ça... Tu voudrais que je l'apelle quand je suis où toi ? Dans la grande salle? Ou dans ma salle commune tiens, pendant que mes camarades travaillent... » Carter la regarda dans les yeux, attendant manifestement une réponse. Bien entendu, il était dans son droit. Dans une volière on appelait les oiseaux on ne lisait pas, point barre. Ce n'était quand même un gnome de 11 ans qui allait lui faire la loi quand même ! Si ? Ah bon... Carter reporta ensuite immédiation son regard sur l'extérieur de la volière, dans l'encadrement d'un fenêtre. Ether arrivait.

L'aigle majestueux alla se poser sur l'encadrement de la fenêtre. Il était grand, très grand même, depuis la première année de Carter. Il aurait été incapable de le porter sur son bras à présent. D'ailleurs, heureusement que les parents de Carter utilisaient des hiboux pour lui écrire, sinon le Serdaigle doutait que son aigle passe les fenêtres de la grande salle. Carter s'en approcha et lui carressa le sommet de la tête. Pour prouver que Carter n'était pas un mauvais garçon (du moins pas totalement), il décida de faire une bonne action et pour qu'elle compte double, il allait la faire auprès d'un, d'une plus précisement, Serpentard. Il comptait proposer à la jeune fille de venir caresser le grand aigle, toujours aussi calme et rassurant dans l'espoir qu'elle se fasse bouffer la main. Bien sur, il était très probable qu'elle refuse, mais on ne pourrait au moins pas reprocher à Carter de ne pas être courtois...
« Caresser mon aigle te ferais plaisir ? » Il se tourna donc vers elle, attendant patiemment sa réponse... D'un côté, cette petit l'agaçait, il la trouvait insipportable, toujours à parler et à croire qu'elle avait raison mais d'un autre côté, il ne pouvait s'empêcher de remarquer qu'elle était différente des autres élèves de son année, et ça, ça intriguait passablement Carter Lane.
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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Sam 10 Mai - 18:47

Warfwarf ! Il faut mieux être belle et rebelle que moche et remoche.
Le pauvre petit Carter se trompait lourdement : Eugénie ne pensait pas avoir raison. Eugénie avait raison. Grosse, grosse nuance. Remettre en doute sa parole était une insulte de la pire espèce. Heureusement pour le Serdaigle que la petite n'était pas (encore) capable de lire dans ses pensées. Sans cela, il aurait vraiment passé un sale quart d'heure.
Toujours est-il que s'il croyait déstabiliser la Serpentard avec son petit raisonnement soit disant logique, il pouvait toujours se gratter les vertèbres en passant par le nombril. Eugénie n'était pas facilement impressionnable et elle jouissait d'un aplomb à toute épreuve ainsi que d'une bonne dose d'effronterie qui lui permettait de tenir le cap quoi qu'il arrive. Aussi répondit-elle avec assurance, en esquissant un sourire poli, certes, mais teinté d'insolence (le genre de sourire qui dit : "Bas les pattes, mon grand, on sait toi et moi que j'ai raison alors ce n'est même pas la peine de discuter.") :

- Et que veux-tu que j'y fasse ? Tu n'avais qu'à mieux dresser ton animal. Ou utiliser un hibou, comme tout le monde. Tu sais, le Grand Duc est très "In". Et autrement plus docile que ton aigle, visiblement. D'ailleurs, il existe d'excellent centres de dressage pour volatiles, tu devrais sérieusement y songer.

A cet instant précis, l'aigle daigna enfin faire son entrée. Eugénie était - bien entendu - très excitée à l'idée de pouvoir contempler un aigle de près, mais elle se contint.
Affichant une air froid et détaché franchement convaincant et bien travaillé (Eugénie rentabilisait très bien les miroirs de Poudlard), elle haussa les sourcils et compta mentalement dix secondes avant de se retourner lentement vers Ether, comme s'il s'agissait d'un passage obligé absolument rébarbatif.

*Oh ! Il est vraiment très...Imposant. Presque Royal. Mais l'aigle, c'est un lieu commun affreusement démodé, tout de même. Comme le lion ou la licorne, d'ailleurs. Ce pauvre garçon a certainement quelque chose à compenser, pour posséder un animal de cette envergure.* songea-t-elle en contemplant l'aigle d'un oeil perçant.

Si Eugénie avait été honnête avec elle-même, elle se serait probablement avouée qu'Ether était un aigle magnifique digne de figurer sur le blason des De Montvermeil, mais il était hors de question d'accorder ce plaisir au prolétaire qu'était Carter.
Toutefois, lorsque ce dernier lui proposa de caresser l'animal, elle ne put retenir une mimique enchantée. Brève, certes, mais pas assez pour que le Serdaigle ne puisse clairement la percevoir. Pour compenser ce manque de tenue, elle s'offrit le luxe de la réflexion, sans cesser de lorgner l'aigle d'un air figé. Elle avait déjà eu le loisir d'approcher des faucons, mais des aigles jamais. Ceci étant, les aigles n'étaient pas oiseaux courants, dans la campagne anglaise.
Finalement, elle haussa les épaules et répondit avec un suprême détachement :

- Pourquoi pas ?

Car il était - bien entendu - hors de question pour elle d'avouer qu'elle en mourait d'envie. De la classe avant tout ! (Même avec un bonnet Bisounours sur la tête).
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Carter Lane
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Lun 12 Mai - 11:08

Pour une fois, Carter agit intelligement face à la petite fille. Oui le temps où on se battait verbalement avec une Serpentard de 4 ans plus jeune, était révolu. Carter n'allait quand même pas se rabaisser à se justifier et à répondre à des piques sans fondement aucun. Ainsi quand elle lui dit qu'il devait aller dresser son animal -qu'elle ne connaissait pas encore rapellons le- Carter se contenta d'ignorer tout simplement ses paroles. Il se dirigea simplement vers son magnfique oiseau à l'envergure si imposante. Oui après tout, il préférait accorder de l'importance à quelque chose qui était important, et Eugénie n'était pour l'instant pour Carter qu'une source de conflits (autrement dit une parfaite Serpentard...)

Le jeune homme lui proposa donc de caresser l'animal et à sa grande surprise, la jeune fille accepta. Comme quoi, on pouvait s'attendre à tout avec elle. Elle affficha une mine détachée qui voulait dire “Oui tiens, allons y, même si je n'en ai pas trop envie” mais Carter n'était pas dupe. Toutes les personnes qui avaient voulus caresser son aigle l'avaient fait avec beaucoup d'entousiasme, les autres étant pétrifiés par la bestiole. Il la regarda donc s'avancer vers celui ci et en profita pour lui aussi continuer à le caresser, il avait du voler longtemps pour mettre tant de temps, il devait donc être fatigué. Carter lui attrapa le bec des deux mains et le caressa dans le prolongement de la nuque jusqu'à ses ailes.

Cette animal était sa plus grande fierté (enfin entre autres) et il était très attaché à lui. Celà faisait à présent 5 ans qu'il le possédait, les achats d'animaux en première année étant assez fréquent. Sauf que justement, acheter un aigle quand on avait 11 ans, n'était pas très fréquent. Carter avait déjà situé le personnage dès sa première année en montrant qu'il n'était pas comme “Monsieur tout le monde”. Non, Carter était à part et adorait le montrer. De plus, les filles étaient souvent impressionnées de voir que Carter possédait un animal à la fois si élégant, grand et dangereux. Un facteur de séduction non négligeable donc...

Carter regarda la jeune fille avancer. En fin de compte, elle était plutôt attachante cette gamine. Elle avait du répondant en plus, ça plaisait bien à Carter ça... Il se vit donc dans l'obligation polie de lui demander.
« Dis au fait, tu ne m'as pas dit ton nom... » Et comme pour justifier sa question et ne pas subir en nouveau commentaire de la part de la jeune fille il lui dit aussitôt. « Moi c'est Carter, Carter Lane. » hop, voila qui était dit, maintenant les cartes étaient en main de la jeune fille...
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Sam 17 Mai - 14:10

Tout autre qu'Eugénie aurait probablement pris le manque de réaction de Carter comme une preuve d'outrecuidance flagrante et profondément vexante. Mais la Serpentard avait une capacité d'analyse objective des événements digne d'un pois chiche anorexique. D'une manière générale, elle ne voyait que ce qui la satisfaisait. Ce type de philosophie avait au moins un avantage non négligeable : Eugénie était une fille toujours heureuse de son sort. Aussi ne prit-elle pas la décision de Carter d'éluder sa remarque comme une preuve de sa muflerie mais plutôt comme quelque chose de parfaitement normal : après tout, elle avait raison. Si Carter ne répondait pas, c'est qu'il n'avait rien à ajouter après toute la sagesse dans elle avait fait preuve. Le brave petit se rendait tout simplement à la raison.

Sans plus s'apesantir sur le sujet - puisque, dans son esprit, elle avait obtenu gain de cause - la fillette se rapprocha, d'un pas assuré, tête haute et regard fier de Carter et de son volatile mal élevé. Pour une enfant de onze ans, Eugénie n'était pas facilement impressionnable, elle ne craignait pas plus les aigles au bec acéré que les grosses araignées ou des élèves grognons plus âgés qu'elle.
Elle vint se planter bien en face d'Ether et le fixa d'un air curieux, certes, mais également très serein. Car quelle que soit l'envergure de l'animal et la taille de son bec, elle n'allait pas s'abaisser à le craindre alors qu'il était bien plus petit qu'elle. Sans parler de sa cervelle. L'Homo Sapiens avait une vocationde domination naturelle du volatile. Domination respectueuse, mais domination tout de même.

Eugénie était arrivé à Poudlard sans animal. Elle n'avait jamais eu envie de s'encombrer d'une boule de poils ou de plumes réclamant sans cesse à boire ou à manger. Pour écrire à ses parents, elle avait dû se résigner à prendre les hiboux de l'école. Ce qui n'était pas bien noble, mais au moins, elle n'avait pas à se préoccuper de leur entretien. Tant qu'on ne lui aurait pas trouvé un Bisounours à adopter, elle resterait ferme dans ses positions anti-animal domestique.
Tirée de sa contemplation pensive par Carter, elle se tourna vers lui lentement. Carter Lane, n'est ce pas ? Une nomination bien commune, mais qui avait au moins le mérite de sonner convenablement. Elle gratifia le Serdaigle d'un sourire décomplexé avant de se présenter à son tour - révérence à l'appui, s'il vous plaît :

- Enchantée, je suis Eugénie Angélique Florence Louise Marie de Montvermeil. Mais bien entendu, Eugénie suffira, précisa-t-elle avec un léger geste de la main.

Elle lança un coup d'oeil furtif à l'écusson qui ornait l'uniforme de Carter (et là je prie pour que Carter soit bien en uniforme) avant de poursuivre d'une voix fluette approbatrice :

- Ah ? Tu es à Serdaigle ? Excellent, excellent. Je suppose que tu es très intelligent, n'est ce pas ?

Tiens, peut-être venait-elle de tomber sur un élève suffisamment fin pour comprendre toute la philosophie subtile de la Bibliothèque rose. Dans tes rêves, ma grande.
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Jeu 5 Juin - 19:09

La jeune fille avait au moins l'avantage d'être fidèle au personnage qu'elle s'était crée. Si la Serpentard avait l'air issue de la haute société anglaise, elle l'était, son nom prouvant fatalement qu'elle appartenait à ce milieu et en était fière. Carter la regarda sans bronche quand celle ci énnonça son nom -ses noms pour être exact- et son nom de famille. “De Montvermeil”, voilà qui n'était pas courant tiens... Tout en écoutant la jeune fille, le jeune homme se dirigea vers une petite table d'où il obtint un bol pour nourrir son animal. Il était toutefois très attentif aux paroles de la jeune fille et lui répondit d'ailleurs: « Enchanté Eugénie. » Bref et concis, c'était du Carter tout craché.

Pendant qu'Ether ne nourissait et se désaltérait, Eugénie sembla remarquer que Carter était à Serdaigle. Bien peu fier de sa maison, et bien peu fier tout court, Carter se retourna brusquement vers la jeune tout en passant une main dans ses cheveux. , il montrait sa véritable nature.
« Hum... Oui en effet. Je suis un des meilleurs de ma classe, pour ne pas dire le meilleur. » Oui parce que là pour le coup, ça aurait été un mensonge. Carter n'avait pas la pôle position hélas dans les élèves de son niveau mais on pouvait dire qu'il était un bon second... Très bon second même... C'est donc les chevilles passablement enflées qu'il laissa son aigle, à présent bien remit et avec la lettre attaché à sa pate, repartir en s'envolant majestueusement. Il était inutile de dire que Carter était un vantard de nature (qui a dit un Serdaigle de nature?), on s'en serait rendu compte.

Carter tourna donc les talons, pour bien faire comprendre à la jeune fille que la discution continuerait -dans le cas où elle continuerait- hors de la volière, il n'avait plus rien à faire là à présent, et le doux “chant” des hiboux et des chouettes commençait sérieusement à lui taper sur le système. Non pas qu'il soit de nature à vite devenir agacé (non non), mais la présence de ces centaines de bestioles n'étaient pas pour le rendre particulièrement de bonne humeur. Carter, dans sa hate de partir, regarda néamoins derrière lui pour voir si la jeune fille comptait le suivre ou pas. Mais comme on aurait pu se l'imaginer, Carter ne lui proposa pas de la suivre, ça aurait lui accorder un peu trop de considération.


Dernière édition par Carter Lane le Dim 15 Juin - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Sam 7 Juin - 13:09

La gêne malheureuse qu'éprouvaient certains Grands de ce monde vis-à-vis du bas peuple n'avait pas de raison d'être. Elle n'était qu'une preuve de plus que la masse la plus vulgaire avait les moyens, quand elle le voulait, d'avilir le sang le plus pur. Se laisser salir par l'opinion du vulgaire était une erreur. Aucun aristocrate n'avait à avoir honte de son rang. Il était, par la naissance, par le sang, par l'Histoire, bref, par le droit, un être supérieur. Pourquoi Eugénie aurait-elle dû le cacher ? Et même si ce malpoli de Carter ne fit pas exactement preuve du respect déférant qu'il aurait pourtant été de bon ton de montrer, la fillette estima que son "Enchanté" sonnait suffisamment juste pour qu'elle ne lui tienne pas rigueur de son manque de savoir vivre. D'ailleurs, le pauvre lapin avait des circonstances atténuantes : il avait probablement eu une éducation limité, en matière de bonnes manières. Le peuple avait beau faire des efforts, il ne parvenait jamais à intégrer la moitié du savoir-vivre nécessaire pour prétendre être convié à un dîner - ou même à un simple Tea Time - avec la Bonne Société.

La petite Serpentard ne parvint toutefois pas à contenir un haussement de sourcil passablement amusé en entendant Carter faire le fier-à-bras. Qu'il était drôle ! Les Serdaigle avaient toujours tendance à étaler leurs capacités intellectuelles plus que de raison. A croire qu'ils avaient quelque chose à compenser. Leur nature de Serpentard bâclé, peut-être. Il était probablement très dur de prendre conscience qu'"on" n'appartenait qu'à la vice-élite et que jamais, ô grand jamais, "on" ne pourrait intégrer le sommet de la pyramide. Par "on" nous entendons ici, bien entendu, les Serdaigle qui, somme toute, n'étaient qu'une bande de Verts dégénérés (probablement une punition divine suite à un crime odieux... Peut-être un Serpentard avait-il osé épouser une Gryffondor. Ou pire ! Une Poufsouffle !).
Mais Eugénie était une enfant peu portée sur la discorde : s'abaisser à une discussion âpre avec le commun des mortels ? Et puis quoi encore ? De toute façon, les débats houleux sur le mérite des maisons n'étaient pas nouveaux et n'avaient jamais mené nulle part, alors à quoi bon s'y risquer ? D'ailleurs, elle n'avait pas besoin de démontrer à Carter que Serpentard était la meilleure des maisons, il le savait nécessairement. Comme tout le monde. Sauf que tout ne monde ne l'acceptait pas. Ce qui était une réaction parfaitement normal, au fond. Etre membre d'une maison au rabais n'avait rien de très flatteur pour l'orgeuil. Se voiler la face était autrement plus pratique.

Ce trait de caractère - qui lui avait déjà épargné plus d'une difficulté - la poussa probablement à ne pas relever la vantardise de Carter comme telle. Sans compter qu'il y avait certainement un peu de vrai, sous cette somme d'exagération. Après tout, les Serdaigle étaient bel et bien connus pour leur vivacité d'esprit (et ce même si certains semblaient particulièrement stupides. Comme cette fille, avec des cheveux blonds filasses, qui était incapable de la moindre pensée cohérente...).
Elle se contenta donc de gratifier Carter d'un sourire étrangement indulgent avant de répondre d'une voix flûtée :

- Alors tu fais définitivement honneur à ta maison.

C'était une constation on ne peut plus sobre. Et Eugénie l'avait à peine exprimée que Carter faisait demi-tour pour sortir de la volière. La petite demeura un instant dubitative. Etait-ce une rupture grossière - voire bourrue - de mettre un terme à cette embryon de conversation ou une invitation à la poursuivre ailleurs ?
On l'aura compris, Eugénie était bien trop fière pour être un mouton de Panurge ("Panurge ? C'était aussi un berger ?"). Aussi l'idée de suivre Carter à la manière d'un gentil bichon frisé ne lui seyait-elle guère. Néanmoins, une partie d'elle avait une envie folle de courir après Carter qui était - et quoiqu'elle eut beaucoup de mal à l'admettre - certainement le spécimen le plus intéressant qu'il lui ait été donné de rencontrer depuis le début de l'année scolaire.

Aussi, lorsqu'elle vit Carter se retourner pour lui lancer un vague coup d'oeil, elle esquissa un sourire guilleret. Il était vraiment trop chou, ce petit ! Il n'osait pas lui demander explicitement de le suivre ! Il devait avoir compris que donner des ordres à un être de sa qualité était totalement hors de question ! Enfin un peu de soumission...
Pour féliciter Carter de cette preuve de déférance, Eugénie daigna lui emboîter le pas... Mais à une distance respectueuse tout de même. Mélanger les pots de miel avec la confiture en barquette était formellement interdit (petit jeu : saurez-vous deviner qui est la confiture en barquette ?).
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Dim 15 Juin - 20:51

Tandis que le jeune homme emboitait le pas de la jeune fille, Carter ne put réprimer un sourire. Qui aurait cru après son entrée fracassante dans la volière que les deux élèves termineraient par discuter ensemble ? Certainement pas Carter. Loin -très loin même- de lui était l'idée qu'il aurait pu s'entendre, ne serait qu'un peu, avec la jeune Serpentard, étant donné leur deux caractères. Il aurait encore moins imaginé epprouver une lègère, très légère même, dose d'affection envers la jeune fille. C'est vrai quoi! Les Serpentard sont vraiment agaçants quand ils s'y mettent!

Et sur ce point là, Eugénie ne faisait pas exception à la règle. Elle était réellement agaçante. Mais quand on ne s'attachait pas à la première impression (ni à la seconde d'ailleurs) et qu'on creusait un peu plus la personnalité de la jeune fille, on se rendait compte qu'elle n'était pas si horrible que ça. Comme quoi, en fouillant, on trouve des choses incroyables. Mais est-ce que tous les Serpentard étaient comme ça ? Non. Sans aucun doute. Du moins du point de vue de Carter. Les autres Serpentard étaient tous sauf agréables, ils étaient plutôt stupides et incroyablement embêtants. A croire qu'Eugénie était une exception, sur ce point là.

Le Serdaigle voyait en fait en Eugénie une fille tout à fait différent de la fille du début. Dès qu'il était entré dans la volière, ses premières impressions furent un grand mécontentement, et une dose d'énervement assez importante. L'injustice, il détestait ça lui aussi, alors imaginez quand on était injuste envers lui tout en étant beaucoup plus jeune que lui ET à Serpentard. Forcement, la patience de Carter avait des limites (très minces il faut dire) et là, elle avait été largement franchie.

A présent, la première année paraissait plutôt unique en son genre, et il fallait dire qu'elle ne laissait pas Carter indifférent. Sa manière d'agir avec les gens donnait envie de rire à Carter et il mettait ça sur le dos de son éducation. Cette petite était moldue, ça se voyait. Allez savoir pourquoi, Carter le sentait et sur ce genre de chose, il se trompait rarement. Il était donc évident qu'elle avait été accueillie à Serpentard pour un motif autre que celui de sang, qui pour le coup n'était surement pas du tout pur. Quoiqu'il en était, la jeune fille méritait sa place dans sa maison, tout comme Carter méritait la sienne chez Serdaigle. Restait à savoir si lui pour le coup, n'aurait pas mieux fait de rejoindre les Serpentard. Certainement pas...

Eugénie, voyant que Carter venait de lui jeter un regard en biais, suivi le jeune homme en direction de l'extérieur de la Serdaigle. Pour lui, c'était gagné, il savait à présent qu'il ne laissait pas non plus la jeune fille indifférente. Il ralenti donc le pas pour qu'elle puisse arriver à son niveau. Ils parlèrent ensuite jusqu'à arriver en haut des escaliers de la salle commune des Serpentard. Il était bien entendu hors de question pour Carter de dessendre jusqu'aux cachots pour raccompagner la jeune fille, autant que pour elle il était inconcevable de monter jusqu'aux plus hautes tours de Poudlard pour raccompagner le jeune homme.

Parlant de tout et de rien, de rien surtout en fait, les deux jeunes écoliers se séparèrent enfin pour se rendre dans leur salle commune respectives.
« A bientôt Miss de Montvermeil... Au plaisir de vous revoir... » Et sur ses belles paroles, Eugénie dessendit dans l'antre de Serpentard tandis que Carter escaladait les escaliers pour parvenir jusqu'à sa tour. La tour des aigles autrement dit. Il n'aurait pas cru faire pareille rencontre en allant envoyer une lettre, c'était certains. Il n'aurait d'ailleurs jamais cru pouvoir un jour epprouver de l'affection pour un ou une Serpentard. Quand vous voyez en particulier le caractère d'Eugénie vous vous dites que sans pincette, le duo doit faire des ravages et vous ne vous trompez pas. Heureusement, Carter savait mettre les formes quand il s'agissait d'amadouer les gens...

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MessageSujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé]   Mar 17 Juin - 15:24

Si Carter éprouvait une très légère dose d'affection pour la petite de Montvermeil, le sentiment n'était en rien réciproque. Eugénie n'était pas fillette à s'attacher facilement. Elle avait sa fierté et ne supportait pas l'idée de dépendre affectueusement de quelqu'un qui n'en était peut-être pas digne. Prudente dans ses amitiés, elle faisait toujours preuve d'une réserve exagérée lorsqu'il s'agissait d'accorder sa confiance. Eugénie n'aimait pas Carter. Elle en était encore au stade où elle voyait en lui un spécimen potentiellement intéressant. Mais pour être parfaitement honnête, elle n'avait pas encore décidé ce qu'elle allait faire de lui. Car dans l'esprit de la petite Serpentard, il était bien évident que c'était elle et seulement elle qui tirait les ficelles. Et si elle avait décidé de suivre Carter, ce n'était certainement pas poussée par conscience canine mais bel et bien par volonté de se forger une opinion des plus tranchées le plus vite possible. Eugénie aimait ranger les gens dans des petites cases. Le monde lui semblait nettement plus clair ainsi.

Elle avait pris soin de laisser trois marches d'écart distance de sécurité entre le Serdaigle et elle pour bien montrer qu'elle ne lui était nullement soumise et qu'elle ne le suivait que parce que là était son bon plaisir. Elle aurait très bien pu décidé de continuer à lire son Bisounours si elle en avait éprouvé l'envie.
Toutefois, lorsque le jeune garçon ralentit ostensiblement le pas, elle ne chercha pas à maintenir la distance. Après tout, la pauvre chère âme devait mourir d'envie de cheminer aux côtés d'une aristocrate, une vraie ! Lui refuser ce plaisir serait franchement cruel. Aussi la fillette daigna-t-elle marcher tout près de Carter malgré sa condition sociale nettement inférieure. Un aristocrate devait savoir se montrer charitable et paternaliste, dans certaines circonstances... Sans cela, les têtes finissaient toujours par tomber. Les De Montvermeil en savait quelque chose, eux qui, deux siècles auparavant, avaient été contraints de fuir leur terre natale pour plonger dans la nuit de l'exil.

Le trajet jusqu'à l'embranchement qui devait voir se séparer les deux élèves ne fut, somme toute, pas bien long. Il fallait reconnaître ceci à Carter Lane qu'il n'était pas aussi insipide qu'il y paraissait aux premiers abords.
La première année lança un coup d'oeil laconique aux marches de pierre qui serpentaient jusqu'aux cachots. Elle n'avait aucune envie de retrouver sa salle commune. Tout ce vert lui donnait la migraine. Mais elle ne pouvait décemment pas rester éternellement à baguenauder dans les couloirs.
Elle reporta son attention sur Carter qu'elle scruta un court moment, l'air détaché. De toute évidence, le jeune garçon n'avait pas, lui, de cas de conscience lorsqu'il s'agissait de rejoindre sa salle commune. Le fennec ! Après tout ce qu'elle avait fait pour lui, il aurait au moins pu avoir la délicatesse de la raccompagner jusqu'à l'entrée secrète des Serpentard. Décidement, ce petit était bien mal élevé !

*Enfin, au moins, on ne me verra pas avec un prolétaire... Tout premier de classe soit-il !* songea-t-elle, pile au moment où Carter la saluait.

*Hum, il apprend plutôt vite les bonnes manières, mais ce n'est pas encore tout à fait cela. "A bientôt", non mais vraiment... Il aurait fallu dire "Merci encore de m'avoir fait l'insigne honneur de descendre avec moi. Je vous prie d'accepter mes hommages les plus vifs." Là, il aurait été digne de moi. Sans compter qu'il omet la révérence de rigueur... Enfin, pardonnons-lui ce manque d'éducation... Pauvre jeune homme !*

- Merci de m'avoir raccompagnée un peu cher Carter, dit-elle d'un ton guindé, ce fut un véritable plaisir de bavarder avec toi. J'espère avoir bientôt la chance de te revoir, conclut-elle avant d'incliner doucement la tête en esquissant un sourire malicieux.

Puis, elle fit demi-tour pour regagner en sautillant ses "quartiers".


(Fini pour Eugénie)
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