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 Je t'aimerai toujours [Pv]

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Grégory Eragon
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MessageSujet: Je t'aimerai toujours [Pv]   Dim 30 Nov - 17:33

La bataille de Poudlard était terminée depuis quelques heures mais c'était encore le grand désordre dans Poudlard. Grégory cherchait désespérement Charline dans le chateau, pétrifié à l'idée qu'il lui soit arrivé quelques choses. On lui avait dit qu'on l'avait vue dans les hauteurs de Poudlard, mais quand, allait elle encore bien ? Autant de questions qui trottaient dans la tête du préfet. A vrai dire, il n'avait jamais été comme ça. Lui d'ordinaire si clair, droit et ordonné avait cédé à la panique et milles choses volaient dans sa tête. Il pensait à Charline, ce qui venait de se passer, et à ce qu'il allait devoir faire.

Quelques instant plus tôt le préfet des Gryffondor avait été mordu sous les yeux de deux Serpentard par un loup-garou. Bien qu'en soit la douleur avait été immense, le pire ne se voyait pas, et il le savait. A chaque pleine lune, et durant toute sa vie, Grégory se changerait en la créature la plus dangereuse qui soit. Il avait eu du mal à se l'admettre mais se trouvait à présent face à une dure réalité. Il ne pouvait pas continuer de vivre en tout égoïsme et en se leurant constamment, il avait des décisions – importantes – à prendre et s'il était un homme, il les prendrait rapidemment.

[ Flash-Back ]

« Allez Mister Eragon concentrez-vous ! Ridikulus ! Concentrez-vous, ce n'est qu'un épouvantard ! »

Le corps de Charline était étendu sur le sol de la salle de classe. Son visage était blanc, cadavérique, et son corps inherte. Ses cheveux blonds reposaient sur le sol et ses jambes étaient serrées l'une contre l'autre, les bras étendus le long du corps. Grégory avait les larmes au bords des yeux, sa baguette tendue en avant, les lèvres tremblantes. Il avait toujours eu du mal avec les épouvantards et sa 7ème année n'avait pas arrangé les choses. Le professeur Flitwick avait beau lui donner des cours particuliers pour se perfectionner, il n'y arrivait toujours pas, c'était plus fort que lui. Le corps de Charline se transforma rapidemment en celui d'une femme d'une quarantaine d'année. Mrs Eragon était aussi blanche que la petite amie de son fils. « Ri... Riddik... Riddikulus ! » Aucun effet ne se produisit et le corps se changea ensuite en celui du père du Gryffondor. C'était beaucoup trop dur à supporter, trop dur, tellement que le profeseur Flitwick lança le sortilège et replaça l'épouvantard dans sa malle.

[ Fin du Flash-Back ]

Grégory arriva au second étage et chercha sa petite amie des yeux avec tout le monde qu'il y avait. Les élèves tentaient tous de dessendre les escaliers pour échapper aux attrocités qui avaient eu lieu dans les hauteurs de Poudlard, là où les détraqueurs avaient élu domicile pour la bataille. Le préfet avait toujours eu une peur bleue de perdre ses proches, il savait d'ailleurs qu'il s'agissait là de sa pire peur, la pire, la plus irrationelle, celle qu'il ne pouvait pas contrôler. Et puis il la vit, là, au loin, sa petite amie, dans un couloir perpendiculaire. Elle était en vie, autant que lui l'était, si ce n'était plus.

Le préfet marcha en sa direction, son bras sanglant l'empêchant de courir, de toute manière, il ne le voulait pas. Il ne voulait pas même qu'elle le touche, ça serait beaucoup trop dur, sa blessure au bras l'en dissuadant. Charline sauta au cou de son petit ami malgré lui et le préfet du retenir une larme tellement la pression était forte. Il devait être fort et faire ce qu'il devait, sinon il ne pourrait jamais le faire. C'était trop dur, trop douloureux, tellement douloureux qu'il aurait préféré mourir. Alors que la jeune femme dessera son étreinte auprès de son petit ami, elle le regarda et lui demanda ce qu'il avait fait au bras. Grégory resta de marbre et ne répondit pas, c'était maintenant ou jamais.

« Charline, je ne peux pas rester avec toi. Je ne t'aime pas, je ne t'aime plus. Oublie-moi, oublie-moi vite... et mène une vie heureuse. Je ne t'aime pas. » Après tous les projets qu'ils avaient fait ensemble, tout s'écroulait en quelques secondes. Il devait le faire, Grégory n'avait de toute manière pas le choix. Personne hormis ce garçon et cette fille dans le hall n'était au courant que Grégory s'était fait mordre par un loup-garou et il ne voulait surtout pas le dire à Charline. Il la savait assez amoureuse pour vouloir rester avec lui en le sachant, hors lui était suffisament amoureux pour ne pas la vouloir à ses côtés. Il vivrait chaque jour dans la peur de lui faire du mal, de la blesser, ou pire, de la tuer. C'était hors de question de lui faire vivre pareil danger, il devait porter ce fardeau seul, tout seul.

Grégory regarda la jeune fille d'un regard froid, un regard qui représentait l'exact opposé de ce qu'il ressentait. Il avait envie de la caresser, de l'embrasser, de la serrer dans ses bras et de se laisser totalement aller, il ne pouvait pas. Grégory voulait qu'elle le déteste, qu'elle l'oublie, et qu'elle fasse sa vie avec quelqu'un qui l'aimerait, en sécurité. Surement pas avec lui, qui ne lui procurerait que du danger au quotidien, il avait bien trop peur de lui faire du mal pour penser une seconde à vivre avec elle. Il l'aimait plus que tout au monde cette fille, à tel point qu'il aurait préféré mettre fin à ses jours plutôt que de la perdre, mais c'est ce qu'il faisait, une vie de loup-garou, c'était une vie maudite, comme une mort quotidienne. Ce jour là, Grégory avait tout perdu...


[ Pv Charline ]
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Charline Spencer
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MessageSujet: Re: Je t'aimerai toujours [Pv]   Lun 1 Déc - 8:18

La bataille était finie, c’était bien plus qu’une hypothèse, c’était une certitude. Tout le monde le savait, mais l’angoisse restait encore encrée dans les cœurs et les consciences. Charline était restée un moment auprès de Megan, la jeune Poufsouffle qu’elle avait appris à connaître dans de bien tristes circonstances, et de Carter, Serdaigle qu’elle connaissait depuis bien longtemps à présent. Le trio ne s’était pas trop mal défendu. Oh oui il y avait eu du sang, des blessures plus ou moins importantes, mais ils s’en étaient tirés et c’était bien l’essentiel dans pareille situation. Sauf que loin d’être soulagée et rassurée, Charline cherchait du regard son aimé. Il était là, forcément. Il devait être quelque part, c’était plus qu’une évidence, c’était une nécessité. Pas un choix, non, c’était inéluctable, voilà tout. Tremblant légèrement, encore sous le choc des nombreuses attaques et inquiète pour son amant, elle marchait dans les couloirs, cherchant l’être qui faisait battre son cœur. Lorsque enfin elle l’aperçut, elle se précipita vers lui, passant à travers le couloir qui les séparait, fendant la foule d’un pas précipité. Arrivée à sa hauteur, elle se jeta à son cou, l’étreignant comme jamais elle ne l’avait fait auparavant. Son cœur battait follement dans sa poitrine, secoué de légers tremblements, exprimant son angoisse et son état psychologique bien mieux que des paroles, elle se détacha de lui, séchant des larmes de soulagement. Lorsqu’elle vit le bras du jeune homme, elle s’empressa de lui demander ce qu’il lui était arrivé. Folle d’inquiétude, elle ouvrit précipitamment son sac, tremblant plus encore, elle du s’y reprendre à trois fois pour défaire la fermeture. C’est alors qu’il s’exprima. C’est alors que son cœur cessa définitivement de battre. Du moins fut-ce là son impression.

Les mots ne glissèrent pas sur la jeune femme, non. C’était bien plus fort. Ils s’enfonçaient en elle comme des poignards. Ils la pénétraient avec autant d’aisance qu’une tronçonneuse passait au travers d’une meute de beurre (dans l’histoire, la tronçonneuse étant Grégory et la motte de beurre, Charline, évidemment…). La jeune femme cessa toute activité, n’osant même pas relever ses yeux vers son aimé. Qu’avait-il di ? Que venait-il de lui annoncer ? Avait-elle bien entendu ? N’était-elle pas en train de cauchemarder ? Ravalant ses larmes elle chercha la cohérence dans cette histoire, mais tout lui paraissait bien trop rude et incroyable pour avoir un semblant de cohérence. Se mordant les lèvres, elle retint ses larmes. La douleur luttait avec la peine. La douleur était trop intense. La peine grandissait au fur et à mesure qu’elle prenait conscience de l’impact des dires du jeune homme. C’était… Non, elle ne le croyait pas. Elle ne voulait pas le croire. Se redressant, elle enfonça fermement ses ongles dans la paume de ses mains, la douleur physique devait prendre le dessus sur la douleur psychologique. C’était le seul moyen de rester forte physiquement. Le seul moyen de résister à la douleur qui la fusillait de l’intérieur.

Tremblant toujours, à la fois de haine et de peur, elle posa un regard embué sur le jeune homme. La haine qu’elle ressentait ne lui était pas adressé à lui, non. C’était elle-même qu’elle haïssait. Elle avait l’impression qu’elle devait comprendre quelque chose, mais ses songes étaient si tourmentés qu’elle ne parvenait pas à interpréter quoique ce soit dans les propos de son amant. Devait-elle dire ex petit ami ? Non. Pas maintenant, pas encore. Enfonçant plus profondément ses ongles dans la paume de ses mains, elle sentit à peine les entailles qu’elle creusait dans sa propre chaire. Elle devait garder l’esprit vif, les pensées cohérentes. Ce n’était pas un choix mais une obligation. Elle n’avait pas le droit de céder à ses sentiments, à sa peur et à sa douleur. Respirant difficilement, elle conserva un regard le plus assuré possible bien qu’il trahissait une angoisse sans nom. Reprenant son sac, elle en sortit une fiole, puis avec dureté donna le seul ordre qu’elle pouvait donner à son compagnon :

« Montre moi ton bras et laisse moi soigner ça. Et je te préviens tout de suite, je t’interdis de protester. »

Sa voix était incisive. Elle luttait contre les tremblements qui pouvaient en ressortir. Elle devait mettre ses idées au clair, alors tant qu’à faire, autant faire quelque chose d’utile pendant qu’elle réfléchissait. Laissant une trace de sang provenant de ses paumes sur le sac, elle sortit le coton et les potions dont elle s’était servie pour Megan et Carter. Elle fit un pas vers Gregory, sûre d’elle et tendit son bras pour prendre celui de Grégory.

Elle sentait qu’il allait se dérober bien qu’elle n’en montra rien elle se sentait à bout. Elle avait besoin de repères et là tout s’était effondré devant elle. Les chemins avaient été détruits, anéantis. Elle devait lutter et se raccrocher à cette falaise qui s’était ouverte sous ses pieds. Elle devait lutter, elle le savait. Si elle lâchait prise, elle risquait de sombrer bien plus loin qu’elle n’était encore jamais allée.


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Grégory Eragon
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MessageSujet: Re: Je t'aimerai toujours [Pv]   Mer 3 Déc - 16:47

Quand Grégory avait parlé à Charline, son cœur s’était serré quelques secondes. Il était bon acteur mais dans ce cas là il aurait milles fois préféré mal jouer la comédie et laisser parler le vrai garçon qui était en lui plutôt que de prononcer ses paroles. Non là c’était sa morale, sa conscience, et son amour qui parlait, une toute petite partie de lui voulait s’exprimer, il l’entendait hurler, mais il ne devait surtout pas la laisser prendre le dessus. En effet sa passion pour Charline n’avait qu’une envie c’était de sortir, et de s’exprimer pleinement, toutes les tensions de la bataille n’arrangeant pas la chose.

Le préfet avait conscience que pour son "plan"» marche, il devait blesser Charline. C’était affreux à dire, mais tel était le cas. Si elle sentait qu’il n’était pas franc, ou qu’il avait une pensée derrière la tête, elle ne le laisserait pas partir comme il le voulait. S’il mettait trop d’impatience à vouloir la quitter, elle allait aussi comprendre que ce n’était pas "normal" puisqu’au fond, Charline était plus que convaincue qu’il était fou amoureux d’elle, tellement, qu’il était prêt à tout. Elle ne devait croire qu’une seule chose, que ces sentiments s’étaient tout simplement éteints.

Quand Charline pris la parole, le préfet eu du mal à garder son air froid. Il le voulait, sachant que s’il commençait à céder maintenant, ce serait la vie entière de Charline qui allait en souffrir. Il resta donc fort, réfléchissant à toute vitesse sur ce qu’il devait faire, et surtout ne devait pas faire. Le Gryffondor en était venu à la conclusion que s’il cédait maintenant à sa petite amie, -ex-petite amie devrait il dire, tout dépendait de ce qu’il allait faire- ce serrait le pas de trop qu’il ne pourrait pas inverser. Que Charline le touche passe encore au plan physique, mais qu’elle voit sa blessure ET qu’il lui laisse un nouvel espoir de reconquête était hors de question, il ne devait pas flancher.

« Ce n’est rien, juste une égratignure, j’irai à l’infirmerie tout à l’heure… » Le préfet sentait déjà que le peu de parole qu’il venait de dire l’avait rapproché de Charline. C’était déstabilisant puisqu’il n’avait rien dit de particulièrement gentil ou même réconfortant, mais il avait perdu son ton glacial, ce qui égalait à une défaite pour lui. « Je sais que je n’aurai pas du te le dire comme ça, ici, et maintenant, mais je ne peux pas rester avec toi alors que je ne ressent plus rien. J’ai essayé… mais en vain… Je comprendrais que tu m’en veuilles, la preuve, tellement que je suis un minable je ne veux plus te revoir, je veux couper les ponts – quoique tu en dises - parce que je sais que ça te sera difficile. Tu mérites de toute manière beaucoup mieux que moi, et tu le trouveras, l’homme de ta vie, j’en suis persuadé… »

Là c’était plus que râpé. Le ton glacial de Grégory avait presque disparu et à présent on aurait dit qu’il était désolé. Ô il l’était certes, mais pas pour les raisons que Charline croyait. Il voulait être sec et ne lui laisser aucune opportunité de réponse, d’ailleurs il ne pouvait pas rester plus longtemps avec elle, parce qu’il savait qu’elle ne le laisserait pas sortir de sa vie comme il le voulait. Il devait couper les ponts comme il avait dit et trouver une raison valable à ça.

« … Mais ce n’est pas moi. J’ai honte de te planter comme ça, mais je ne suis pas un salaud au point de rester avec toi en te mentant constamment, je l’ai assez fait. C’était bien le temps que ça a duré, mais je ne peux plus, je suis désolé… » Grégory voulut caresser la joue de Charline avant de la quitter, mais il ne devait pas, il ne devait surtout pas, elle avait un tel pouvoir sur lui qu’il ne voulait pas tenter le diable. Avec la bataille, ses sentiments envers elle avaient triplé, pourtant, on ne pouvait dire qu’il ne l’aimait pas avant celle-ci, ce qui rendait la rupture encore plus délicate.

Le préfet tourna les talons, gardant la tête haute, il ne devait pas montrer qu’il était faible, non il était fort. Grégory quitta ainsi Charline, tout en se glissant dans la foule grouillante. Il avait le cœur serré qui battait la chamade, sa main droite était refermée sur elle-même, forçant de rage, Grégory était bien entendu au plus mal. Ses yeux brillaient mais il ne devait pas pleurer de peur que quelqu’un le voit, non, surtout pas, il était fort, il était fort. Le préfet marcha de plus en plus vite, tentant par tous les moyens de ne pas se focaliser sur les bruits environnants, si Charline l’appelait, il ne devait surtout pas répondre. Charline, la fille de ses rêves, celle qu'il aimait plus que tout, celle pour qui il était prêt à mourir, son âme soeur, la femme de sa vie tout simplement, était à présent devenue, son ancienne petite amie…


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Charline Spencer
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MessageSujet: Re: Je t'aimerai toujours [Pv]   Mer 3 Déc - 21:57

Evidemment, il n’avait pu s’en empêcher. Il s’était écarté. Charline l’observa un instant sans plus bouger. Elle sentait son cœur se fissurer comme jamais encore il ne l’avait été. Ses entrailles venaient d’être incendiées, 1000 coups de poignards en plein cœur auraient été moins douloureux, elle en était persuadée. La douleur était plus intense qu’elle ne s’y était attendue. C’était dévorant… si puissant que plus rien d’autre ne semblait avoir d’importance. Elle entendit les dires de son ancien amant en fond. Elle avait beau faire, son cœur et sa douleur avaient une telle force dans chacune de leurs pulsations que rien d’autre ne se faisait sentir. Elle sentit sa vue s’obscurcir toujours prise de tremblements. Elle le vit s’éloigner sans pouvoir dire quoique ce soit, ce fût à peine si elle parvenait à respirer. Elle ne le vit cependant pas s’éloigner puisque les larmes vinrent très rapidement obscurcir sa vue. Ce fut dans une buée des plus complètes qu’elle courut jusqu’à la première salle vide qu’elle trouva, fermant la porte derrière elle. Elle avait mal. Tellement mal. Elle se laissa lentement glisser à terre, s’appuyant tant bien que mal contre le mur qui fermait la pièce. Prise de convulsions de plus en plus fortes elle se sentait faible et pathétique. Cherchant à inspirer de l’air qui ne venait pas, elle suffoquait. Sa vue s’obscurcissait, elle sombrait.

Cette crise devait bien arriver, depuis le temps que ses nerfs étaient mis à rude épreuve. Aussi bête que cela puisse paraître, elle était fière de ne pas avoir montré pareille faiblesse à Grégory alors qu’ils étaient encore ensemble. Il ne l’avait ainsi jamais vu dans un état aussi pitoyable que celui dans lequel elle se trouvait à présent, et elle en était soulagée. Il garderait peut-être une image d’elle plus digne qu’elle ne l’était véritablement ? Elle l’espérait sincèrement. Elle ne voulait pas qu’il ait honte d’elle en tant qu’ex petite amie. Oui, on pouvait juger cette façon de penser stupide. Mais elle l’aimait encore, elle. Et elle l’aimait tellement que la simple idée qu’il ait pu avoir une mauvaise opinion d’elle sur quelque sujet que ce fut la rendait littéralement malade.

Tremblant toujours, le visage inondait de larmes, le cœur venant s’échouer avec force contre sa poitrine à chaque battement, elle sentit sa vue devenir plus sombre au fur et à mesure que le souffle venait à lui manquait. Elle avait mal, oui, son cœur semblait se briser un peu plus à chaque battement et elle ne souhaitait plus qu’une chose, qu’il cessa de battre définitivement, de sorte qu’elle puisse enfin reposer en paix, loin de tous ces problèmes, de toute cette souffrance.

Depuis combien de temps lui avait-il menti sur ses sentiments ? Comment pouvait-il avoir agit de la sorte. Etait-il si bon comédien ? Il avait eu l’air si épris… Elle s’était faite si… bêtement avoir. Malgré tout, elle n’arrivait pas à lui en vouloir un seul instant. Elle souffrait de sa propre bêtise. Elle avait fait une erreur, oui, mais laquelle ? Qu’avait-elle fait de travers pour qu’il en vienne à oublier ce qu’il avait pu ressentir pour elle ? Elle ne pouvait croire que toute leur histoire avait été un mensonge, cette nuit à Noël, il lui avait di la vérité, elle ne pouvait croire qu’il avait menti. Mais alors quand cela avait-il changé ? Comment cela se faisait-il qu’il ait toujours eu l’air épris ? Il avait menti depuis le début ? Non… Mais quoi alors ?

Assaillie par toutes ces questions à la fois, le cœur battant à tout rompre, le front baignant de sueur, elle finit enfin par sombrer, sa vue s’obscurcissant définitivement tandis qu’elle conservait quelques spasmes jusqu’à ce que tout devienne silence et froideur. Jusqu’à ce que enfin, elle se trouva débarrassée de toute cette douleur.


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