Poudlard Univers



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 [Battle] Un réglement ? C'est enquiquinant ! (PV : Amanda).

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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: [Battle] Un réglement ? C'est enquiquinant ! (PV : Amanda).   Dim 11 Mai - 20:40

De l'avis d'Eugénie de Montvermeil, les règles étaient faites pour être respectées... Par les autres. Car dès lors qu'elle avait été en âge de comprendre ce que ses parents entendaient pas "aristocratie", "supériorité du sang" ou bien encore "drame révolutionnaire", elle avait développé un certain mépris pour les réglements, mépris au moins aussi profond que son sentiment d'appartenir à une élite élue de Dieu (rien que ça... Ben voyons !) était grand. Forte de cette conviction, elle avait à peine daigné lancer un coup d'oeil à la couverture du réglement de l'école, reçu par hibou l'été passé, en même temps que sa lettre d'admission (ou plutôt, ses lettres, puisque les De Montvermeil - peu crédules de nature - avaient mis les premières à la poubelle, persuadés que les prolétaires du coin leur faisaient une mauvaise farce : Eugénie - bonne petite Chrétienne membre des Scouts - une sorcière ? Allons donc !). Dans son esprit, il était hors de question de se plier aux règles édictées par une autorité sur laquelle les "aristoi" (c'était notre minute "Cours de grec : le nominatif masculin pluriel", merci de l'avoir suivie. La prochaine fois, nous nous pencherons sur le sujet suivant : "Au secours, j'ai un devoir à rendre pour demain, il est minuit et je ne comprends pas le sujet, comment faire pour que le professeur Rogue ne me pulvérise pas ?" Une problématique, certes un peu longue mais néanmoins intéressante) sur laquelle les "aristoi", disais-je, n'avaient pas prise. Car après tout, on ne pouvait pas considérer une bande de professeurs obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins (les pauvres !) comme des êtres supérieurs, n'est ce pas ?
Passons.

Toujours est-il que la petite était entrée à Poudlard en ignorant tout des règles de l'établissement : à quoi bon les lire puisqu'elles ne s'appliquaient pas à elle, héritière d'une lignée plus bleue que bleue, De Montvermeil jusqu'au bout des doigts de pieds et infiniment plus noble que le plus sang pur des sangs purs de Serpentard (oui, parce que les sangs purs des autres maisons, eux, on devrait carrément les brûler. Bande d'hérétiques, va !) ?
Jusqu'alors toutefois, Eugénie avait eu de la chance : le réglement intérieur était visiblement plein de bon sens puisqu'elle avait toujours pu faire tout ce qu'elle avait envie sans voir foncer sur elle un Rusard hurlant de rage ou un préfet scandalisé.
Les choses semblaient pourtant destinées à changer, ne serait-ce que l'espace d'une nuit...

Lorsqu'elle avait regagné sa salle commune, ce soir-là, après le dîner, elle avait réellement pensé qu'elle s'endormirait comme une masse aussitôt que sa tête aurait touché son oreiller. Le mardi était sa plus grosse journée de cours - une honte ! A croire que l'administration voulait les rendre malades d'épuisement ! - et le double-cours de métamorphose qui la clôturait s'était révélé particulièrement éreintant (les septièmes années avaient beau dire, pour une jeunette de première année, transformer une tasse en vase n'avait rien de bien évident).
Couchée plus tôt que de coutume, elle avait attendu le sommeil, sagement étendue sous son édredon vert. En vain. Les heures avaient passé et Eugénie était restée mystérieusement éveillée. Elle avait entendu ses camarades de chambre regagner leurs pénates les unes après les autres et sombrer dans un profond sommeil rythmé par une respiration lente et régulière que brisait, de temps en temps, un léger ronflement ou un grognement étouffé.

Eugénie avait alors songé avec une colère froide que le monde était vraiment injuste : pourquoi ces fillettes entraient-elles si facilement au Pays des Rêves alors qu'elle, qui était extrêmement fatiguée, ne parvenait pas à en ouvrir la porte ? Avait-elle fait quelque chose de mal au point de s'attirer les foudres du Marchand de Sable ?
Finalement, le petit "Pfiou" que sa voisine de lit - une blondinette du nom de Pénélope - laissa échapper peu avant onze heures eut raison de sa patience. Elle émergea de sous ses couvertures et glissa ses pieds nus dans ses chaussons roses.
D'ailleurs, tout l'attirail de nuit d'Eugénie, était rose. Depuis le pyjama - sur lequel s'étalait, en arrière-plan, un arc-en-ciel aux couleurs criardes tandis que devant, un gros Bisounours levait la patte, un large sourire béat étalé sur sa grosse trogne rose (comme il se doit) jusqu'à la robe de chambre, ornée d'une dentelle aux motifs compliqués au niveau des manches et d'un col plutôt pompeux voire ridicule comparé au cou frêle de la fillette.

Après avoir serré le cordon de sa robe de chambre autour de sa taille - les nuits étaient encore fraîches, dans le Nord de l'Ecosse, a fortiori lorsqu'on logeait dans un château mal chauffé et sujet aux courants d'air - Eugénie descendit sans bruit les escaliers de son dortoir, un exemplaire de Bisounours mange des fraises dans la poche.
Elle avait la ferme intention de lire quelques pages, avachie - mais avec classe et distinction, je vous prie - dans un des fauteuils (verts, quelle horreur !) de la salle commune afin de mieux trouver le sommeil ensuite.
Mais après quelques minutes de lecture, elle fut bien obligée d'admettre que le silence, écrasant, qui pesait dans la pièce la déconcentrait. Il était très irritant de constater qu'à force de passer ses journées au milieu d'élèves braillards et tapageurs, elle en était venue à ne plus pouvoir se passer du bruit.
Eugénie se releva donc de son fauteuil en posant délicatement son livre sur une petite table et s'étira à la manière d'un chaton ennuyé.

*Il est franchement regrettable que cette salle soit dépourvue de fenêtre... Je me demande à quoi ressemble Poudlard à cette heure...* songea-t-elle, en parcourant la pièce du regard.

Elle se sentait parfaitement éveillée, à présent, et définitivement frustrée de ne pouvoir apercevoir un bout du parc depuis une fenêtre. Quelle idée, aussi, de mettre une salle commune au sous-sol ! Les Gryffondor ne devaient pas avoir un tel problème, eux !
Soudain, Eugénie eut l'irrépréssible envie de fuir la salle commune trop silencieuse pour retrouver les couloirs de l'école. Plus que d'une promenade de noctambule, elle avait besoin de voir. De voir et de comprendre ce à quoi ressemblait une école aussi bruyante que Poudlard de nuit. Quels secrets abritaient ses couloirs obscurs, quelles souris trottinaient dans les corridors après le couvre-feu, quels conciliabules s'y tenaient, loin des oreilles indiscrètes ?
A cette pensée, l'esprit - ô combien porté sur le romantisme le plus sommaire - d'Eugénie fut transporté de joie et un frisson d'excitation la parcourut.

Il ne lui en fallut guère plus pour ouvrir d'une main fébrile la porte de l'entrée secrète de sa salle commune. Toute émoustillée, elle passa la tête par l'entrebâillement et lança un coup d'oeil à droite puis à gauche. Tout était calme. Elle n'apercevait du couloir que quelques mètres éclairés par les flambeaux les plus proches. Le reste était perdu dans l'obscurité.
Machinalement, elle tâta la poche de sa robe de chambre pour vérifier que sa baguette s'y trouvait bel et bien puis, sans plus se poser de question, elle passa le pas de la porte.
A peine eut-elle franchit l'entrée secrète que celle-ci se referma, laissant Eugénie seule dans le couloirs. Elle y demeura immobile quelques secondes, se demandant visiblement de quel côté aller : s'enfoncer dans les boyaux labyrinthiques des cachots ou, au contraire, gravir les escaliers pour gagner la tour d'astronomie ?

La seconde solution lui parut la plus appropriée : après tout, ce dont elle avait envie avant tout, c'était de voir le château endormi. Un point de vue supérieur serait donc le bienvenu.
"C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes."
Une fois décidée, elle tira sa baguette de sa poche et prononça d'une voix flûtée, certes, mais étrangement déterminée :

- Lumos !

Un rayon de lumière bleutée jaillit du bout de la baguette, illuminant le couloir d'une clarté d'un blanc d'opale. Voilà qui était mieux. Eugénie pouvait commencer sa marche nocturne, ce qu'elle fit sans plus tarder, avec beaucoup d'assurance.

Elle ne pensait, en cet instant, absolument pas au petit jeu mis en place depuis quelques semaines entre les maisons. D'ailleurs, elle s'en moquait comme d'une guigne, de ce jeu : à ses yeux, il n'était qu'un passe-temps bon pour la foule des vulgaires. Elle ne devait surtout pas s'en mêler si elle ne voulait pas souiller sa précieuse aristocratie. C'était probablement des raisonnements aussi individualistes et élitistes que celui-là qui avait conduit Serpentard à occuper une place si peu reluisante au classement des Sabliers... Mais il fallait être un sot pour prêter une quelconque valeur à ce genre de classement... Il n'était qu'un piètre stratagème pour rassurer les vulgaires sur leur virtus. La véritable noblesse, n'avait pas besoin de preuve pour se reconnaître en tant que telle. Que la vile multitude s'amuse donc ! Elle n'en sera que plus abjecte.


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Amanda Herlès
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MessageSujet: Re: [Battle] Un réglement ? C'est enquiquinant ! (PV : Amanda).   Lun 12 Mai - 21:58

C’était un soir comme les autres pour la préfète des jaune et noir, elle était particulièrement fatiguée ce soir là mais elle n’allait pas se coucher avant un bon moment… devoir de préfète encore une fois ! Et oui on était Mardi et Amanda devait faire son tour de garde, du cachot jusqu’au 2ème étage avec le préfet de Gryffondor qui était aussi son meilleur ami. Mais pour le moment la jeune fille se reposait dans un fauteuil moelleux, elle n’allait pas se coucher avant un bon moment alors autant se reposer maintenant. En ce moment, Amanda ne cessait pas de faire des cauchemars, tous très bizarres mais tellement réels…elle n’en pouvait plus… ayant toujours peur de s’endormir et de les retrouver. Un jour elle voyait sa famille entourée de mangemorts, ceux-ci entrain de la torturer, puis un éclair de lumière verte et plus rien car elle finissait toujours par se rendormir. Du coup, elle envoyait du courrier à sa famille tous les jours, ayant peur pour eux car dehors le mal régnait. Avec le retour de Voldemort, on pouvait s’attendre aux pires malheurs. Mais heureusement ses parents étaient à l’abri mais ça n’empêchait pas à Amanda de s’inquiéter et de faire des cauchemars. Une autre fois s’était ses amis qui étaient en contact avec les forces du mal, Greg, Luna, Charline, Carter, Emi et tant d’autres. Même avec la fondation du Phénix club, elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour eux. Elle avait toujours été comme ça, généreuse, protectrice mais en ce moment s’était plutôt elle qui avait besoin de soutient, avec tous ses cauchemars et ses inquiétudes, elle avait toujours peur de rester seule…

La jeune fille finit par s’endormir, sans s’en rendre compte, elle rêva ou plutôt cauchemarda encore une fois. Cette fois là s’était Carter qui était torturé par Voldemort en personne. Ce dernier lui lançait pleins de « doloris » et ricanait d’une voix aigüe. Quand tout d’un coup, il lança le sortilège mortel, celui que l’on appelait « l’avada kedavra ». Une lumière verte jaillît de sa baguette et Carter tomba raide mort sur le sol. Soudain, Amanda se mit à crier et elle se réveilla en sursaut, de la sueur perlait sur son front et elle était apeurée. Elle savait que Carter était en sécurité dans sa tour, probablement en train de dormir sans se soucier de rien et elle voulait plus que tout que ses cauchemars cessent. Elle se trouvait seule dans la pièce, tout le monde étant dans sa chambre, en train de dormir. Amanda ne pensait plus à rien, sauf à une seule personne, celle qui s’était trouvée en danger sous ses yeux. Elle était en train de réaliser que Carter avait beaucoup plus d’importance dans son cœur que ce qu’elle s’imaginait, elle tenait réellement à lui, même avec tout ce qu’il lui faisait endurer. Après tout on ne choisit pas la personne que l’on désire aimer, c’est le cœur, tout seul, qui fait son choix.

Amanda leva les yeux au ciel et ceux-ci tombèrent sur l’horloge accrochée dans la salle. Elle ne put réprimer un cri de surprise, il était tard et elle aurait déjà du rejoindre Greg depuis 10 min pour la ronde habituelle. Mince. La préfète se leva d’un coup, ne réfléchissant pas par deux fois, elle avait des obligations et elle se devait de les réaliser, même si elle était crevée en en tomber par terre. Amanda sortit donc et se dirigea vers le lieu de rendez-vous. Quelques minutes plus tard, la Poufssoufle rejoignit son copain le Gryffondor, ils discutèrent quelques instants sur le motif du retard d’Amanda puis se séparèrent pour faire chacun leur ronde de leur côté. Amanda devait surveiller les sous-sols et les cachots (endroit qu’elle n’avait pas très envie de fréquenter, surtout après son cauchemar…) tandis que Grégory, lui, s’occupait des 1er et 2ème étages. Amanda prit donc les escaliers pour descendre, sur le chemin elle ne cessait de bailler en s’en mordre la mâchoire, il ne lui tardait qu’une seule chose : regagner son lit bien moelleux, même si pour cela elle devait passer par un cauchemar. Amanda marchait donc calmement, en pensant à tout et à rien et en fredonnant une chanson pour éviter de s’endormir.

Quand soudain, un jet de lumière jaillit vers la droite, Amanda sa baguette allumée en main se dirigea vers le lieu propice. Elle se demandait bien qui cette personne pouvait bien être pour se promener dehors après le couvre feu et qui plus est de lancer un sortilège. Bon c’est vrai, ce n’est juste qu’un lumos et puis se promener dans un château la nuit, ce n’est pas tellement idéal, a moins de vouloir trébucher et se casser la figure dans les escaliers… mais ça reste interdit tout de même ! Un sortilège alors que l’on n’est censé dormir, non mais ho et puis quoi encore ! C’est écrit clairement dans le règlement que c’est interdit, il fallait le lire !! Pour une fois qu’Amanda avait l’occasion de coincer quelqu’un, elle ne s’en priverait pas, en plus dans cet endroit s’était surement un Serpentard ! Tiens ça promettait d’être amusant tout ça !!

La préfète des jaune et noir se dirigea donc vers le lieu illuminée par la baguette de… ou plutôt d’une… jeune fille ! Un sourire aux lèvres, Amanda croisa les bras, se mettant par la même occasion bien devant la personne en tort. Celle-ci ne pouvait plus partir, à moins de rebrousser chemin par derrière mais Amanda aurait vite fait de la rattraper et les préfets avaient même le droit de lancer des sortilèges ! Bonne nouvelle ça non ? Donc la personne qui venait d’enfreindre les règlements n’était rien d’autre qu’une petite fille de onze ans ! En plus elle aurait pu être très craquante si elle n’avait pas été dans la maison des serpents ! S’était bizarre quand même, enfin pas venant des Serpentard mais cette jeune fille avait l’air si gentille et si mignonne à première vue mais elle devait être comme tous les Serpentard… méchante et rusée. Tiens, en plus cette jeune fille était une ennemie… du clan des Serpendaigle, Amanda n’allait pas la louper.

Tiens, Tiens, en parlant de ce jeu… Amanda se rappela tout d’un coup qu’elle possédait l’objet des Poufssoufle sur elle… Mais bien sûr, super ! Comment elle avait pu oublier une chose pareille… Tous ses camarades de Poufssoufle étant partis dormir, ils avaient gentiment refilé l’objet à la préfète en espérant qu’elle pourrait le garder pour ensuite leur redonner le lendemain. Des fois être préfète ça pouvait avoir des inconvénients, comme par exemple, être la première personne a devoir montrer l’exemple ou encore devoir veiller tard le soir pour vérifier que personne ne traîne dans les couloirs. Enfin bref notre chère Amanda avait peut-être l’objet mais la jeune Serpentard ne le savait pas et qui plus est elle devait être très surprise et embêtée de s’être fait prendre en train d’enfreindre le règlement !

- Hé la miss !! Que fais tu là alors que tu devrais être dans ton lit douillet en train de dormir ? Tu ne sais pas que s’est interdit de se promener dans les couloirs le soir et aussi de lancer des sortilèges ?

Amanda avait parlé d’une voix calme et posée, elle n’avait pas l’habitude de se retrouver dans une situation comme celle-ci. D’habitude s’était plus des gens de cinquième, sixième ou encore septième année qu’elle coinçait et là elle n’avait pas de pitié. Elle leur enlevait directement des points en les ramenant dans leur salle commune mais là ce n’était pas pareil. S’était une gamine de onze ans qu’elle avait coincé et celle-ci avait l’air tellement innocente qu’Amanda n’osait pas lever la voix avec elle. Avec ses grands yeux, elle avait l’air tellement chou qu’on aurait dit une fillette de huit ans et pas onze. Amanda décida de parler avec elle, d’en savoir un peu plus, son nom par exemple pour commencer et pourquoi elle se promenait seule dans les couloirs obscurs de Poudlard, la nuit et puis la Poufssoufle n’oubliait pas que la fillette était une ennemie et ce n’était peut-être pas un hasard de la voir ici à ce moment de la journée… Amanda resterait sur ses gardes quoi qu’il arrive, prête, à l’affut du moindre mouvement, même si cette fille était très jeune.

- Comment t’appelles tu petite ?


Amanda essayait de sourire, après tout la gamine devait être impressionnée par une fille de 5 ans de plus qu’elle et Amanda n’aimait jamais avoir l’air d’une « vilaine qui cherche à punir les autres ». Mais ce qu’elle ne savait pas s’était que cette jeune fille s’appelait Eugénie de Montvermeil et qu’elle était très têtue et ne manquait pas de culot. Elle, elle essayait juste de se montrer gentille et compréhensible envers une petite personne, elle ne cherchait pas à énerver la jeune fille en la traitant par exemple « de petite ou de gamine ». Et puis cette fille était quand même en tort, elle ne devrait pas se trouver là, même avec le jeu mis en place.

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Eugénie de Montvermeil
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MessageSujet: Re: [Battle] Un réglement ? C'est enquiquinant ! (PV : Amanda).   Mer 14 Mai - 0:06

Eclairée par sa petite lueur bleue – du bleu ! Non mais vraiment ! Du rose aurait été bougrement plus efficace et «in» ! – Eugénie avançait d’un pas que la prudence la plus élémentaire rendait lent. Après tout, elle n’avait pas très envie de se casser une jambe en manquant une marche. Néanmoins, la petite se tenait bien droite, la tête haute et le regard fier (même si, pour l’heure, elle n’avait pas grand-chose d’autre à braver que de vieilles armures et quelques tableaux endormis) : elle était Eugénie Angélique Florence Louise Marie de Montvermeil et elle devait se montrer à la hauteur de son rang quelle que soit la situation.
Cette certitude était si profondément ancrée dans son être que, même en cette heure tranquille où nul autre que quelques gros rats ne fréquentait les couloirs, elle se sentait encore obligée d’être irréprochable dans sa démarche.

Cheminer ainsi dans les couloirs obscurs, seule, merveilleusement seule, lui donnait un sentiment de profonde plénitude et de bonheur parfait. Depuis qu’elle était entrée à Poudlard en Septembre, elle avait, au fond, toujours été entourée par des camarades plus ou moins chahuteurs, plus ou moins bavards et plus ou moins sympathiques. Certes, les relations qu’elle avait tissées, au fil des semaines, avec ses camarades, demeuraient encore purement formelles – Eugénie étant, par nature, quelqu’un de profondément indépendant à qui la solitude pesait peu. Après tout, la solitude n’était-elle pas le lot des élites ? Ne pas avoir d’amis n’était qu’une preuve de plus de son aristocratie – mais ce formalisme n’effaçait en rien la vérité suivante : où qu’elle aille, quoi qu’elle fasse, Eugénie était toujours entourée d’une foule d’élèves. Certes, ils lui étaient, pour l’immense majorité d’entre eux, indifférents, mais il n’en restait pas moins qu’elle ne pouvait pas ne pas tenir compte de leur perpétuelle présence.

Or, ce soir là, elle eut soudain le sentiment qu’elle était bel et bien seule à errer dans le château tandis que tous les autres dormaient, au chaud sous leurs petites couettes. L’impression de posséder le château tout entier l’espace d’une nuit était étrangement agréable. Elle se sentait comme une étrangère découvrant des lieux inconnus où elles ne devraient pas se trouver (Rien n’est précaire comme vivre, rien comme être n’est passager, c’est un peu fondre comme le givre et pour le vent, être léger. J’arrive, où je suis étranger. Un jour tu passes la frontière d’où viens-tu mais où vas-tu donc ? Demain qu’importe et qu’importe hier le cœur change avec le chardon. Tout est sans rime ni pardon (…) Les arbres sont beaux en automne, mais l’enfant, qu’est-il devenu ? Je me regarde et je m’étonne, de ce voyageur inconnu. De son visage et ses pieds nus (…)1). Ce qui était à la fois très excitant et franchement nouveau, pour elle.
Sa joie était telle qu’elle ne put s’empêcher de pousser la chansonnette d’une voix fluette encore très enfantine :

- C’est cotcotcotcot la p’tite marmotte, dans un grand champ de coquelicots elle avait une drôle de moustache, elle m’a dit, si tu veux on va jouer… Attention ! Les amis… La main droite va commencer… C’est cotcotcotcot la p’tite marmotte, dans un grand champ de coquelicots elle avait une drôle de moustache, elle m’a dit, si tu veux on va jouer… Attention ! Les amis… La main gauche va continuer…

Entendre sa voix résonner dans les couloirs déserts lui procurait une agréable sensation de toute puissance et un large sourire vint éclairer sa pâle figure de petite anglaise tandis qu’elle achevait – en effectuant une petite pirouette très classique – la chanson de cotcot la marmotte. Le registre musical d’Eugénie était, en réalité assez limité : il se composait essentiellement des œuvres classiques – et même baroques – que ses parents adulaient (ils refusaient tout net d’écouter les mélodies écrites après 1789, quelle que soit la renommée du compositeur), des génériques de ses dessins animés favoris (Bisounours en tête, bien entendu) et des chants de carnets du type «Diapason» qu’elle entonnait joyeusement avec sa troupe de Jeannettes, le week-end, lorsqu’elle partait en camp à travers la campagne anglaise. Cotcot la marmotte appartenait, évidemment, à cette dernière catégorie, tout comme la chanson, autrement plus calme, sur laquelle elle enchaîna sitôt son histoire de marmotte achevée («Attention ! Les amis… La marmotte s’est endormie !») :

- Tourne la Grande Ourse, tourne la Petite Ourse, il n’y a pas de nuit sans matin, le soleil reviendra demain, n’aies pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errants dans l’ombre, mille… 2

Elle s’apprêtait à chanter «étoiles» quand elle s’arrêta subitement en plein milieu de sa phrase musicale (au moins tout ça), aux aguets. Elle aurait juré avoir entendu un bruit un peu plus loin dans le corridor. Une grosse souris ? Un fantôme ? Un monstre velu et mal-aimé qui ne sortait que la nuit ? Quoi que ce soit, Eugénie avait bien l’intention de le découvrir : une rencontre inopinée avec une bestiole potentiellement dangereuse dans un château noir et silencieux, c’était une aventure bien trop palpitante pour qu’elle prenne le risque de passer à côté (oui, Eugénie avait un cheminement mental pour le moins tortueux et… Oh Merlin, honte sur elle ! Relativement proche de celui du Gryffondor de base, quand on y regardait d’un peu plus près).

Sans peur et sans reproche (quoique sans reproche, c’était surtout purement question de point de vue), la petite s’avança d’un pas assuré en direction du léger bruit qu’il lui avait semblé entendre, se jetant ainsi, sans le savoir, dans la gueule du loup (ou plutôt, en l’occurrence, du blaireau. Humour animalier, humour animalier !). Car n’ayant pas lu le règlement, Eugénie ignorait tout du rôle des préfets. En fait, elle n’avait découvert leur existence que tout récemment. C’est dire à quel point elle n’avait que mépris pour ce genre de distinction scolaire. Pauvres petits préfets ! Qu’ils jouissent donc maintenant de leur maigre pouvoir, demain, ils ne seraient plus.

Il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour tomber nez-à-nez avec Amanda. Sa première réaction fut une moue dépitée : une élève ? Bouh ! Mais ce n’était pas du tout intéressant, ça ! Elle en voyait à longueur de journées, des élèves, et celle-ci ressemblait furieusement à n’importe quelle fille lambda. Elle qui s’attendait à une grande et monstrueuse apparition, elle était franchement déçue. Si Amanda la croyait surprise et embêtée, elle se trompait lourdement : car dans l’esprit d’Eugénie, c’était elle, et uniquement elle, qui avait prit l’initiative de se diriger vers la source du bruit au lieu de fuir à toute vitesse dans le sens contraire. Aussi rencontrer Amanda était-il dans l’ordre des choses et même totalement de son fait. Parti de là, pourquoi diable aurait-elle été embêtée ?

*Miss ?* se répéta-t-elle mentalement, flattée malgré elle qu’une élève – visiblement bien plus âgée qu’elle, lui fasse automatiquement preuve de respect (ce qui n’était – hélas ! – pas le cas de tout le monde dans le château. Tout se perd, ma bonne dame, tout se perd…) *Elle aurait pu me donner du Milady, mais contentons-nous en.* estima-t-elle en détaillant Amanda un œil curieux nullement effrayé.

Elle ne l’avait jamais vue, cette fille, à coup sûr elle n’était pas une Serpentard. Ce qui ne jouait pas en sa faveur, la pauvre chérie ! Elle avait dû être envoyée dans une maison au rabais du genre Gryffondor ou Poufsouffle.

*Tâchons de ne pas trop lui en tenir rigueur… Ce n’est, après tout, pas de sa faute si elle est une inférieure…* pensa la fillette avec une condescendance magnanime.

*Interdit ?* réalisa-t-elle ensuite subitement en s’assombrissant légèrement. Merlin ! Elle avait dû tomber sur une préfète bien décidée à faire respecter un règlement qu’elle-même ignorait. Il n’allait pas être facile de feinter pour éviter – Ô Rage, Ô Désespoir ! – la punition ennemie.

Eugénie demeura muette un court instant, scrutant Amanda d’un œil perçant : jusqu’à quel point cette fille pouvait-elle se montrer naïve ? La Serpentard était une fillette plutôt intelligente aussi-ne fut-elle pas longue à comprendre qu’il était inutile de feinter avec la Poufsouffle si elle ne voulait pas y laisser des plumes. De plus, inventer un mensonge aussi grossier que «Je me suis perdue en cherchant les toilettes.» la rebutait complètement : Eugénie avait beau être une petite peste arrogante, elle n’en était pas moins foncièrement honnête. S’abaisser à mentir pour sauver sa peau lui semblait absolument indigne de son rang. Non ! Il fallait faire preuve de noblesse et donc de courage, quitte à devoir en payer les conséquences !

Mais faire preuve de franchise ne signifiait pas pour autant tout avouer de but en blanc («Oh, la nuit était limpide aussi ai-je décidé de sortir faire un petit tour pour mieux admirer la splendeur du château à l’heure où tout le monde dort…»). Elle gratifia Amanda d’un regard candide empli d’amour bisounousesque avant d’esquisser un sourire angélique et de réciter d’une voix flûtée :

- Il faut, parmi le monde, une vertu traitable ;
A force de sagesse, on peut être blâmable ;
La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l’on soit sage avec sobriété.
3

Elle se tut, décocha un nouveau sourire innocent à Amanda et prononça avec beaucoup de légèreté :

- Nox...

La lumière bleutée qui irradiait du bout de sa baguette s’éteignit instantanément (bien, elle aurait au moins appris à maîtriser deux sortilèges, cette année-là) et le couloir s’assombrit : seule la baguette d’Amanda l’éclairait à présent.
Eugénie songea un court instant à faire semblant d’avoir peur du noir pour s’attirer la sympathie de son aînée mais elle y renonça bien vite, préférant ne pas prendre le risque de trop en faire.
Au lieu de cela, elle se présenta d’une voix douce, en effectuant une révérence impeccable mais quelque peu risible puisque, au lieu d’une robe, c’était les pans d’une robe de chambre rose qu’elle écartait, dévoilant ainsi en partie le motif de sa chemise de nuit :

- Enchantée, je suis Eugénie Angélique Florence Louise Marie de Montvermeil… Mais Eugénie suffira, précisa-t-elle avec bienveillance.

Pour l’heure, Eugénie ne pensait pas au jeu, pour tenter de justifier sa présence dans le couloir en cette heure tardive. Mais elle ne tarderait probablement pas à le faire si les choses s’envenimait… Quitte à devoir mentir un tout petit peu… Elle n’était, après tout, pas totalement suicidaire.


1. Aragon "J'arrive où je suis étranger."
2. Traditionnel russe.
3. Molière, Le Misanthrope.

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Amanda Herlès
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MessageSujet: Re: [Battle] Un réglement ? C'est enquiquinant ! (PV : Amanda).   Sam 31 Mai - 23:16

[dsl pour mon retard, en plus il faut dire que mon post est pas terrible...]

Amanda avait toujours pris les rôles des préfets très à cœur, quand elle fit son apparition à Poudlard en première année elle se mit tout de suite à respecter ces sorciers beaucoup plus âgés qu’elle et ayant un rang supérieur. Arrivée en troisième année, la jeune fille comprenait mieux le rôle des préfets et elle rêvait d’en devenir un. Elle voulait qu’on la respecte et qu’on l’admire, elle voulait faire respecter l’ordre dans Poudlard, et surtout elle voulait tout faire pour sa deuxième maison comme organiser des bals ou des tournois… Et puis vint sa cinquième année où elle fut nommée préfète de sa maison, Poufssoufle. Son nouveau rang lui fut annoncé dans une lettre que lui envoyait la sous-directrice, Minerva McGonagall. Amanda se souvenait encore de ce jour comme si c’était hier. Elle avait d’abord été très surprise, se demandant pourquoi le directeur l’avait choisi elle et pas une de ses camarades, alors que certaines brillaient plus qu’elle mais elle avait vite laissé de côté ces multiples questions pour fêter sa victoire. Oui, cela faisait deux années qu’Amanda rêvait d’avoir ce rôle alors maintenant qu’elle l’avait obtenue, elle étai très contente. Elle se rappelait… ses parents fous de joie, elle sautillant partout et criant « je suis préfète, je suis préfète » et son envie d’écrire à tous ses amis pour leur annoncer la bonne nouvelle. D’ailleurs s’était la première chose qu’elle avait faite, elle voulait partager sa bonne humeur et sa joie avec ses amis et sa joie s’amplifia encore plus quand elle apprit que le jour même Grégory ainsi que Luna avaient, eux aussi, étaient nommés préfets.

C’était un très bon souvenir et Amanda ne l’oublierait jamais même si le rôle de préfets montrait aussi beaucoup d’inconvénients. Il y avait ceux qui n’obéissaient pas aux règles et qui embêtaient les préfets pour ne pas se voir enlever des points, il y avait les rondes que les préfets se devaient d’accomplir et qui étaient parfois pénibles mais en fin de compte il y avait surtout du bon et Amanda n’était pas déçue d’avoir obtenue ce rang. La jeune fille réfléchissait à tout cela, le meilleur dans le rôle de préfet était sans doute, pour elle, l’organisation des bals. S’était plutôt marrant de se réunir entre préfets de chaque maison et de réfléchir à un thème, une idée pour faire plaisir aux autres élèves. Amanda aimait beaucoup rendre service aux autres, faire plaisir et elle ne manquait jamais une occasion pour, par contre elle n’aimait jamais réprimander les élèves, leur enlever des points ou leur donner une retenue, mis à part quand quelqu’un avait vraiment fait quelque chose qui l’avait déplu !

Et voilà que la jeune Poufssoufle se trouvait nez à nez avait une jeune fille de Serpentard qui se promenait la nuit dans les couloirs du château. Bien sûr s’était interdit dans le règlement mais peut-être que la jeune fille ne l’avait tout simplement pas lu et qu’elle en ignorait les règles ? Mais quoiqu’il en soit Amanda, elle, les avait lues, surtout les nouvelles et elle savait très bien qu’elle ne pouvait pas enlever des points à la maison de la jeune fille, à savoir Serpentard, même si elle s’en ferait une joie. Le règlement était formel, avec le jeu mis à en place, les préfets ne pouvaient pas enlever des points aux élèves qui se promenaient dans les couloirs après le couvre-feu, s’était ainsi et Amanda étant préfète ne pouvait contourner le règlement. La préfète regarda son interlocutrice, une première ou deuxième année pas plus, une fille très mignonne mais sûrement méchante comme tous les Serpentard…

La jeune fille n’était pas du tout apeurée comme Amanda le croyait, au contraire elle ne s’inquiétait pas du tout de son sort mais restait tranquille et paisible. La préfète des jaune et noir la regardait d’un œil surpris, cette jeune fille n’avait pas l’air comme toutes les Serpentard et comme toutes les jeunes filles de son âge, à savoir onze ans. Ce qu’elle croyait se confirma quand la petite Serpentard prit la parole. Au lieu de s’énerver ou de partir en courant réellement gênée –comme tous serpentard de première année ferait- la jeune fille, elle, se mit à réciter des paroles d’un très célèbre écrivain moldu. Amanda, sorcière de pure souche, ne connaissait pas l’auteur de ces si belles paroles mais elle se doutait que la jeune Serpentard, elle, le connaissait et comprenait entièrement ses paroles, même si elle n’avait que onze ans ! Amanda était fort impressionnée et elle se promit de ne plus traiter les premières années comme d’insignifiantes personnes car, certaines, comme cette jeune fille, pouvaient s’avérer plus intelligente que d’autres beaucoup plus âgées. Amanda se mit à douter, pourquoi cette jeune fille était à Serpentard alors que d’habitude les élèves de cette maison s’avéraient complètement stupides, non la maison de cette jeune fille était Serdaigle… pourtant le choixpeau magique ne se trompait jamais, il devait donc avoir une bonne raison pour envoyer cette petite à Serpentard, il fallait donc se méfier d’elle… Une petite moue toute mignonne, un joli sourire, de belles paroles… la jeune fille voulait peut-être qu’on compatisse pour elle en faisant tout ça, hélas ça marchait plutôt bien avec Amanda, même si elle gardait toujours le dessus ! Ah et le noir ! La petite fille venait d’éteindre sa baguette, heureusement que celle d’Amanda était allumée ! La préfète éclaira le visage de la jeune fille et elle vit sa chemise de nuit… bisounours ?!!! tiens bizarre… cette Serpentard était vraiment bizarre pour une Serpentard… ah les insignes s’il le faut elle s’était amusée à la changer avec un autre élève, on ne sait jamais et Amanda voulait mieux y voir clair depuis le début :


- tu es sûre que tu es à Serpentard ?

On voyait bien qu’Amanda était étonnée que la petite soit à Serpentard, elle ne cachait jamais son jeu et exprimait toujours ses sentiments, ce qui lui valait souvent pas mal d’ennuis mais elle s’en fichait. Au moins elle était sincère et on pouvait avoir confiance en elle, quand quelque chose ne va pas, elle le dit, quand elle aime quelqu’un, elle le dit, quoique… c’est pas forcément vrai ça xD. Bah oui en ce moment Amanda était plutôt aveugle mais passons, c’est un autre sujet plutôt long ça… La petite Serpentard se présenta ensuite, faisant une révérence ce qui sembla, une fois de plus, bizarre aux yeux d’Amanda. Elle n’avait jamais vu une fille avec autant de bons principes, même elle ne faisait jamais de révérence quand elle se présentait aux gens. En tout, la Serpentard n’avait pas l’air méchante du tout, elle avait l’air plutôt gentille et mignonne, et en plus Amanda l’appréciait déjà un peu mais elle se méfiait quand même encore… à près tout on ne sait jamais avec les ennemies… les Serpentard n’aime pas les Poufssoufle et vice versa, s’était comme ça… point à la ligne. Mais non, la jeune fille n’en resta pas là, puisqu’elle se présenta. Eugénie ? ce n’est pas un nom très connu ça et euh combien de prénoms y a après ? Amanda n’eut pas le temps de les compter mais en tout cas cette petite fille était de nature noble, ce qui expliquait pas mal de choses. Premièrement, cette façon de parler en citant des paroles d’œuvres d’auteurs connus, deuxième cette façon d’être si polie, troisièmement cette manière de se croire tout permis et de n’avoir honte de rien mais attention Amanda n’a rien contre les aristocrates, au contraire cette petite l’amusait beaucoup !

- Enchantée Eugénie ! Moi je m’appelle Amanda Herlès et je suis préfète dans la maison de Poufssoufle.


Eugénie avait été polie alors elle, Amanda Herlès, préfète de Poufssoufle, 16 ans et fille d’un auror, se devait de l’être aussi, elle avait de bons principes. Pas autant que ceux issus de la noblesse mais des principes quand même. Elle fit donc un gentil sourire à Eugénie avant de bailler, elle était vraiment crevée et il lui tardait d’en finir avec cette histoire. Mais elle ne savait pas comment réagir… elle ne pouvait pas punir la petite, elle n’avait pas le droit avec le jeu et puis d’accord elle avait utilisé un sortilège mais sans ça Amanda ne l’aurait jamais vu. Elle réfléchit donc quelques instants, après tout elle pouvait encore rester bavarder quelques moments avec Eugénie et savoir exactement pourquoi elle était sortie dans les couloirs le soir… Elle était curieuse, voilà tout…

- Puis-je savoir pourquoi tu te trouves ici ?

Amanda n’aurait pas pu faire mieux, elle venait d’adopter le comportement d’Eugénie, elle avait été polie, tout en utilisant un langage plutôt soutenue et un petit sourire éclaira son visage. Si la petite Serpentard ne lui répondait pas c’est que, soit quelque chose clochait vraiment chez Amanda, soit cette petite était vraiment des plus étranges. Gentille et mignonne pendant un moment mais peut-être un vrai petit démon la minute d’après ? Qui sait ? Amanda la regarda donc droit dans les yeux, toujours un sourire dessiné sur ses lèvres. Puis, la préfète repensa au jeu, ainsi qu’à l’objet qui était sur elle. Elle espérait ne pas l’avoir fait tomber en chemin, allez discrètement la jeune fille glissa sa main à l’endroit où se trouvait le petit objet et elle sentit le contact de la perle sur ses doigt, c’est bon, l’objet est toujours là, on peut continuer…
Amanda avait fait tout cela en regardant toujours Eugénie, il ne fallait pas que celle-ci se doute de quelque chose car qu’il fasse noir, qu’elle soit seule et en mauvaise posture, elle restait une ennemie, une Serpendaigle tout de même ! Qu’est ce que ce jeu pouvait s’avérer embêtant des fois… toujours à l’affut, faisant attention à ses moindre faits et gestes pour ne pas se faire repérer, bleuffer, mentir, même à ses amis les plus proches… c’était marrant mais au bout d’un moment ça devenait plutôt énervant… pourtant Amanda s’était prêté au jeu, découvrant plusieurs fois des informations essentielles, mais encore une fois elle était en présence d’une Serpendaigle et elle devait donc faire attention même si Eugénie avait l’air inoffensive et très gentille.



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[Battle] Un réglement ? C'est enquiquinant ! (PV : Amanda).

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