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 [Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)

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Amanda Herlès
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MessageSujet: [Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)   Jeu 24 Avr - 16:20

C’était un soir comme les autres, enfin c’était ce que pensait la jeune Amanda Herlès, elle ne savait pas encore ce qui l’attendait au dehors de sa salle commune où elle se trouvait à l’instant. Blottie dans un fauteuil près de la cheminée, la jeune fille regardait d’un air rêveur le soleil encore présent à l’extérieur. Elle pensait à de multiples choses mais sa préoccupation principale était centrée sur le jeu qui s’était installé dans le château de Poudlard. Un jeu où s’affrontait deux équipes : celle des Pouffondor et celle des Serpendaigle. Chaque maison avait un objet bien à lui et devait s’emparer des objets adverses. Pour le moment aucune des équipes n’avait réussit à attraper un objet.

Amanda, elle, faisait partie de l’équipe des Pouffondor, une alliance entre les Poufssoufle (sa maison) et les Gryffondor dont son meilleur ami faisait partie. Une alliance formidable car les deux maisons s’entendaient généralement bien et faisaient bonne équipe. Heureusement pour les Poufssoufle ils ne faisaient pas équipe avec les Serpentard, encore Serdaigle ça passait et Amanda s’entendait plutôt bien avec certains élèves de cette maison mais Serpentard l’horreur ! Peut-être qu’ils étaient rusés mais entendre toute la journée des insultes style « vous n’êtes que des bons à rien », « heureusement qu’on n’est là nous, sinon vous auriez déjà perdu » et j’en passe, non merci ! Plutôt faire équipe seul qu’avec ses prétentieux ! Voilà ce que pensait la préfète des Poufssoufle et elle plaignait sérieusement les Serdaigle qui eux devaient se les coltiner.

Quand Amanda pensait Serdaigle, son esprit divaguait tout le temps sur un jeune homme de cette maison. Plutôt beau gosse mais d’un caractère qui arrivait toujours à l’irriter et à l’exaspérer en même temps. Pourtant ce jeune homme, nommé Carter Lane, avec qui Amanda était allée au bal de Noël, avait un côté très intéressant et elle l’avait découvert. Déjà elle avait passé une excellente soirée en sa compagnie, puis il arrivait à la faire rire plus que n’importe qui et en plus de cela il se montrait de moins en moins désagréable et prétentieux en sa compagnie. Hé oui vous l’aurez compris, Amanda commençait à l’apprécier fortement et à passer plus de temps en sa compagnie.

La maison Serdaigle lui faisait aussi pensée à Charline Spencer, une charmante jeune fille qui était devenue rapidement une très bonne amie. Amanda l’appréciait beaucoup, surtout depuis qu’elle sortait avec son meilleur ami, donc depuis que les jeunes filles se fréquentaient couramment. Charline avait une personnalité très intéressante et avec Grégory ils se complétaient, surtout au niveau des notes. Déjà que tout seul ils étaient une personne à éliminée alors réunis… ils formaient une très forte intelligente et Amanda se sentait souvent très petite à force de les fréquenter.

Enfin passons pour revenir à une chose beaucoup plus importante : le jeu. Amanda s’y donnait à fond, normal pour une préfète elle devait montrer l’exemple. Elle partait donc souvent en mission pour espionner l’équipe adverse afin de découvrir des éléments intéressants et elle avait aussi souvent l’objet sur elle. D’ailleurs ce soir là elle devait débarrasser une personne de ce dernier et le lieu de cet échange était une salle de cours : la salle de sortilèges pour être exacte car le professeur Flitwick oubliait souvent de la fermer, jugeant ce geste inutile. La jeune fille regarda donc une dernière fois la pendule suspendue au dessus de la cheminée, elle devait maintenant se mettre en route si elle ne voulait pas être en retard. Allez c’est parti !

Amanda se leva donc, de toute façon elle ne faisait rien d’intéressant à part rêvasser et se mit en route. Alors on sort de la salle commune, après on se dirige vers les escaliers qui montent vers le troisième étage en espérant qu’ils n’en fassent pas qu’à leur tête car on n’a pas le temps et puis on emprunte le couloir des sortilèges ! Et voilà Amanda se trouvait maintenant devant la salle de cours, elle avait fait tout ce trajet en silence bien sûr, discrètement en rasant les murs car elle aurait pu attirer l’attention d’un Serpendaigle. C’est sûr une Poufssoufle qui marche, seule, en direction du troisième étage alors que c’est l’heure de dîner, ce n’est pas des plus discrets ! Amanda regarda donc tout autour d’elle, aux aguets, non il n’y avait personne, du moins c’est ce qu’elle croyait !

La jeune Poufssoufle entra donc dans la salle de cours, en vérifiant avant si la voix était libre. Non, personne de chez personne ! Même pas un petit signe de l’élève de Poufssoufle qui devait lui remettre l’objet, la salle était vide ! Amanda soupira et regarda l’horloge de la salle, 19h40 alors qu’elle avait rendez-vous à 19h30. L’élève avait soit un empêchement, ben oui il aurait pu attirer l’attention d’un Serpendaigle lui aussi, je vous jure les premières années ils n’arrivent pas à se montrer discret, soit il avait complètement oublié. Amanda espéra que la première solution était la bonne, sinon l’élève allait en voir de toutes les couleurs. Amanda était rarement en colère mais quand elle l’était, mieux valait ne pas être dans les parages !
Bon elle allait quand même attendre un peu on ne sait jamais, heureusement qu’elle avait mangé tôt aujourd’hui !

Amanda attendit donc, 2min… 5min… 7min… 10min… 20min…


** Mais qu’est ce qu’il fabrique celui là !! Il va regretter de m’avoir fait poireauter comme ça, j’espère au moins qu’il a une bonne excuse… **

Amanda en avait plus que marre vous l’aurez compris, elle décida donc de sortir de cette salle et d’essayer de trouver l’élève en question. Une fois sortie, elle regarda tout autour d’elle, à droite, à gauche, non personne, elle pouvait traverser se mettre en marche. La jeune fille marchait donc dans les couloirs quand elle entendit des bruits de pas qui se pressaient vers elle, paniquant –même si elle était autorisée à être ici – Amanda se mit à courir elle aussi. Elle courut, courut, ne sachant plus où elle allait, soudain elle déboucha dans un endroit qu’elle ne connaissait pas vraiment, pour n’y être allée que de minimes fois. S’était la galerie des armures. Elle venait de s’arrêter net, contemplant tout ce qu’il y avait autour d’elle : des armures, des statues et beaucoup d’autres choses. Cette galerie était vraiment magnifique, dommage qu’elle ne l’ait pas découverte dans d’autres circonstances car elle n’était pas seule… mais Amanda ne s’en rendit pas compte – une belle erreur de sa part – tellement ébahis par les merveilles qui l’entouraient.

Soudain, un bruit se fit entendre, tel un raclement de gorge et Amanda sursauta. Elle croyait vraiment être seule dans cette galerie alors qu’elle avait entendue des bruits de pas qui la poursuivaient… Une erreur de sa part encore une fois… La préfète leva donc les yeux et fut surprise de voir une jeune fille qui la regardait sérieusement. S’était une Serdaigle qu’Amanda connaissait un peu pour avoir déjà bavardé avec elle, en cours ou quand elles se croisaient. Les deux jeunes filles étaient de la même année. Sally Ann Perks se tenait devant elle. Soudain, Amanda pensa qu’elle avait du vraiment avoir l’air débile. Sally la regardant et elle ne s’apercevant même pas qu’elle était regardée et pas seule ! S’aurait été dans d’autres circonstances, Amanda aurait éclaté de rire mais Sally était du camp adverse : celui des Serpendaigle et elle devait sûrement croire qu’Amanda détenait l’objet des Poufssoufle, hélas non…
Amanda reprit donc ses esprits et parla d’une voix posée, elle tenait d’abord à s’excuser même si Sally était une ennemie, s’était quand même une personne humaine.

- Salut Sally, excuse moi mais je croyais vraiment être seule… Que me vaut le plaisir de ta présence ?

Amanda fit un petit sourire, elle faisait comme si le jeu n’avait pas lieu et abordait donc Sally comme elle l’aurait fait si elles se seraient croisées dans le parc par exemple… mais cette tactique ne marcherait sûrement pas…


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Sally Ann Perks
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MessageSujet: Re: [Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)   Sam 26 Avr - 5:13

Pouffondor par-ci, Serpendaigle par-là…
Sally-Ann lança un regard noir au jeune homme de Serdaigle qui lui faisait face. N’avait-il que ces mots à la bouche ? Et ce jeu stupide en tête ? Elle s’apprêtait à lui balancer une remarque bien sentie à propos de son jeu débile, mais se reprit à temps. Où était donc passée sa flegme quasi-légendaire ? Elle qui était si fière de sa façon de cacher ses sentiments, de son masque agréable et chaleureux, avait faillit gâcher, en deux secondes, le travail de sept années. Elle adressa donc un sourire mielleux à son camarade, avant d’accepter de le suivre « avec joie ». Un sourire faux, sans aucun doute, mais qui eut pourtant le mérite de paraître aussi sincère que naturel, puisque l’autre idiot s’y laissa prendre sans poser de question.

Mais… peut-être faudrait-il retracer en vitesse les récents évènements, de façon que ce récit soit un peut plus compréhensible ? Soit. Faisons, donc, et revenons-en au début de notre histoire.
Par où commencer, alors ?… Le début de cette journée ? Non. Elle n’avait eu, après tout, rien de particulier. Ni spécialement désagréable, ni particulièrement géniale. Une journée normale, en somme.
Alors peut-être… à l’évènement ayant posé les bases de la mauvaise humeur de la septième année ? Oui. Remontons jusque là.

Vous l’aurez sûrement compris, l’évènement en question n’est autre que… le Bal de Noël. Evidemment, puisqu’il s’agit du dernier en date. « Avec qui ira untel ? Et quelle robe pourrais-je bien porter ? Oh malheur, oh désespoir… je n’ai toujours pas de cavalier ! ». Autant de questions qui avaient rythmé, durant plusieurs semaines, la vie du château. Et comme avait pu le remarquer la plupart des élèves appartenant à la maison des Aigles, Sally avait profité de cette agitation pour s’éclipser. Cependant, ce n’était pas le Bal en lui-même qui l’avait dérangée. Au contraire, la soirée lui avait plutôt laissé un bon souvenir. C’était plutôt cette effervescence constante, désagréable, interdisant toute révision, toute possibilité de se concentrer sur un quelconque devoir. Car s’il y avait une chose qu’elle n’aimait pas, c’était qu’on l’empêche de se concentrer.
Et le problème, justement, était que cette histoire de Bal n’était pas directement passée au rang de souvenir. Sans cesse, ses camarades revenaient sur la question, s’extasiant encore et encore sur la façon dont s’étaient déroulées les choses et surtout, surtout, sur les évènements qui en avaient découlé. Que serait un Bal sans couples ? S’il n’y en avait pas beaucoup au début de l’année, cette soirée avait en fait marqué la naissance –ou l’ébauche- de nombreux nouveaux couples. Vaguement au courant des dernières nouveautés, Sally avait ainsi entendu parler de Grégory et Charline, et de bien d’autres qui en étaient encore, jusqu’à maintenant, à se tourner autour. Et les paris allaient forcément bon train. « Quand se décidera-t-il ? Ils iraient siiii bien ensemble ! »... Sans parler des commentaires ! « Je ne vois vraiment pas comment il/elle fait pour le/la supporter. C’est vrai quoi, Il/elle n’est pas du tout son genre ! S’il/elle me voyait, il/elle se rendrait compte que JE suis son âme sœur ! ». S’en suivaient des soupirs résignés, quelques larmes extirpées à grand-peine, et des tapes amicales, compréhensives, sur l’épaule –ou dans le dos. A chacun son truc, hein.

L’avis de Sally sur la question ? Tout cela était tout simplement puérile. Et elle avait, de toute façon, bien mieux à faire que de se concentrer là-dessus.
Et puis il y avait eu bien pire. Il y avait eu ce jeu. D’après ce qu’avait ouï dire Sally, des Serdaigles avaient reproché aux Serpentards et aux Gryffondors de ne pas savoir s’amuser. Et de cette incident naquit un nouveau jeu, opposant les quatre maisons deux à deux : Pouffondor contre Serpendaigle. Oui oui, vous avez bien entendu. Tout cela était bel et bien parti d’une remarque d’élèves Serdaigles. Et quelle remarque ! Traîtres... Ils jugeaient donc l’amusement plus important que les livres ? Mais quelle bande de… Comment ça vous voulez savoir le but ? Quelle importance ? Les jeux, toujours les jeux… Bon. D’accord. Mais faisons simple alors. Pour chacune des maisons, un objet au choix, et un devoir : le garder en sécurité. Mais pour chacune également, un but : trouver et récupérer les objets des deux maisons adverses.

Sally n’était pas au courant de la façon dont avaient évolué les choses. Dès le départ, chacun avait été prévenu : elle n’avait pas l’intention de participer, et personne ne l’y obligerait. Elle s’était montrée intraitable sur le sujet, argumentant avec soin en appuyant sur la corde sensible : les ASPICs. Les autres élèves de son année avaient alors hésité. Ne devraient-ils pas suivre son exemple ? Mais en même temps…
Là, elle les avaient immédiatement coupés. Il faut dire que les pousser à se remettre eux-mêmes en question n’était pas son but… Après tout, ce n’est pas parce que ce jeu lui semblait stupide qu’il n’était pas important de le gagner, non plus. Et puis… étant donné que l’idée avait en plus été entraînée par des élèves de Serdaigles, ils ne pouvaient se défiler. C’est pourquoi elle avait fait mine de les soutenir, même sans participer.

C’est ainsi qu’elle pu reprendre ses bonnes vieilles habitudes, passant le plupart de son temps libre à la bibliothèque, entourée d’une tonne de livres, penchée sur un parchemin sur lequel sa plume glissait sans relâche. Elle était consciente de n’avoir pas réellement besoin de tout ce travail mais ça, ce n’était qu’un détail… Détail qui ne tarderait pourtant sûrement pas à devenir également une évidence, aux yeux de ses traîtres de confrères.

***
Cette journée-là n’avait pas fait exception à la règle. La Serdaigle s’était levée assez tôt -comme à son habitude-, s’était attribué deux bonnes heures de préparation sans se soucier des protestations des filles partageant son dortoir (elles n’avaient qu’à se lever avant Sally, si elles voulaient profiter de la salle de Bain), et s’était fait pardonner en affichant, lorsqu’elle sortit enfin de la pièce tant convoitée, un adorable sourire gêné et quelques pseudo excuses. Puis, après un petit-déjeuner rapide, elle était allée en cours. Les heures s’étaient succédées sans qu’elle les voie passer, et bien vite, elle avait pu retourner à la bibliothèque pour étudier de nouveaux bouquins.

C’est à ce moment-là qu’était arrivé un Serdaigle de 5ème année. Il l’avait regardé de haut, et lui avait annoncé que « c’était son tour », d’une façon qui n’avait pas manqué d’agacer la jeune fille. Mais alors qu’elle s’apprêtait à lui répliquer vertement qu’il « lui semblait pourtant avoir été claire sur la question » et qu’elle n’avait aucunement l’intention de participer, il lui avait fait remarquer qu’en ce moment, c’était les Pouffondors qui menaient le jeu, et qu’ils semblaient avoir beaucoup -beaucoup !- d’avance. Il y avait même eut un problème à propos d’un élève qui aurait « mystérieusement » perdu la mémoire, ce que les membres de son équipe –les Pouffondors, s’entend- avaient trouvé fort louche… et n’avaient guère apprécié, il fallait le préciser. Parce qu’en effet, de ce que lui raconta le Serdaigle, Sally put, comme les autres avant elle, se rendre compte que cette attitude ressemblait beaucoup aux manières des Serpentards… qui se trouvaient justement être les coéquipiers des Serdaigles, précisons-le. Bon. Ce n’était pas le genre de chose qu’aurait agréées la Serdaigle en temps normal. Mais il ne fallait pas s’attendre à autre chose venant de l’autre équipe, et au bout du compte, cela n’avait rien de spécialement… étonnant. Elle ne put d’ailleurs s’emp^cher d’en faire la remarque à voix haute : les Griffons et leurs amis Poufsouffles auraient dû se douter qu’un évènement du genre arriverait, tôt ou tard… Et après tout, rien, jusqu’ici, n’avait clairement démontré que cette affaire avait un lien direct avec le Jeu. L’important était que, fort heureusement, ni l’item des Serpents, ni celui des Aigles n’avaient encore été dénichés par leurs adversaires… Mais en contre partie, les Serpendaigles n’avaient pas non plus réussit à s’emparer de l’objet des Bouffon.. euh.. Pouffondors (xD).
Finalement, le cinquième année se pencha vers elle pour lui murmurer à l’oreille qu’elle serait bien obligée de ranger ses bouquins un petit moment, pour apporter son aide à son équipe. Elle le repoussa sans douceur et s’apprêta à rouspéter, mais une soudaine prise de conscience lui fit changer d’avis. Et il faut avouer que… Mme Pince y était également pour quelque chose… En effet, cette dernière lui fit remarquer de sa voix désagréablement sifflante qu’elle « se trouvait dans une bibliothèque », et n’avait guère intérêt à faire sa maligne.

Non, la vieille Pince n’était pas au fait de l’affaire qui se déroulait actuellement sous son nez, à l’une de ‘ses’ tables, entre les deux étudiants qui se trouvaient dans ‘sa’ Bibliothèque. Elle s’était simplement rendue compte, avant même que Sally n’ait prononcé un mot, que cette dernière avait très certainement l’intention de hausser le ton. OR, il était pour elle tout à fait impensable, inimaginable, inenvisageable, inacceptable et j’en passe, de permettre à « ces étudiants irrespectueux » de « transformer ‘sa’ Bibliothèque calme et silencieuse, son lieu de paix et de retrait, en une vulgaire Cour de récréation, bruyante et insupportable », comme elle le disait elle-même. C’est pourquoi elle n’avait pas manqué de couper la Serdaigle avant même qu’elle n’ait eu le temps de dire « Quidditch ». Quoique… si l’on y réfléchissait bien, il n’y avait de toute façon aucune raison pour Sally pense à ‘ce’ mot en particulier, n’est-ce pas ? Après tout, c’était un sport qu’elle n’aimait pas spécialement, puisqu’il impliquait un balai… et que les joueurs ‘volent’, par conséquent. Ça, c’était l’une de ses plus grandes phobies. Parce qu’elle avait un sacré désavantage, à ce niveau, étant sujette au vertige comme il ne devrait pourtant pas être permis de l’être… Mais nous nous égarons.

Nous voici donc arrivés à notre point de départ. La boucle est… bouclée. Alors continuons notre histoire, puisqu’elle ne s’arrête, évidemment, pas ici. Au contraire, pour cette chère Sally Ann, les choses ne faisaient que commencer…
Elle était donc, en ce moment, à la bibliothèque, face à un élève de sa maison, qui lui demandait de le suivre. Leur adressant un sourire mielleux à lui et à Mme Pince, elle réunit toutes ses affaires, et pris son temps pour les ranger. Si elle se souvenait bien des explications données par le Préfet de sa maison, le jeu avait débuté dès la fin des cours, soit –un coup d’œil à sa montre- environ deux heures plus tôt, si elle ne se trompait pas. Le Serdaigle ne lui avait pas vraiment donné de détails. Pour éviter toute fuite, l’équipe faisait apparemment en sorte qu’un strict minimum d’élèves dignes de confiance puisse suivre le chemin parcourut pas l’ « objet ». Et la nature de l’ « objet » en lui-même n’était connu que par ceux qui avaient déjà eu la « chance » de partir en mission, et l’avaient donc eut en main. Les choses s’étaient, finalement, déroulées de telle manière, qu’aucun de ceux qui ne faisaient pas partie des deux –ou trois, maximum- élèves tenus au courant ne pourraient dire qui, actuellement, se trouvait en possession de l’item des Aigles. Et rares étaient encore ceux qui savaient ce qu’ils étaient censés suivre à la trace. Sally ne put que sentir une bouffée d’orgueil l’envahir en comprenant ce que cela impliquait. Les Préfets avaient forcément choisi un objet passe-partout, quelque chose qui ne pourrait que sembler « naturel » entre les mains d’un élève de leur maison, de sorte que personne ne pourrait deviner ce qu’il était… sauf en étant averti. Eh oui, qui pouvait encore douter de la malice, et du sens inné de l’organisation dont étaient dotés les élèves de cette maison ? Personne, cela allait de soit. Et le mieux, c’était que ses confrères avaient été suffisamment intelligents pour ne pas poser de question, pour ne pas chercher à savoir coûte que coûte, protégeant ainsi l’item de la meilleure manière qui soit. Bon, Sally exagérait un peu… après tout, elle ne savait pas non plus quel objet avaient choisit ses adversaires…



***['suis obligé de coupée, pour cause de message trop long... J'espère que ça ne gêne pas... =S]***


Dernière édition par Sally Ann Perks le Dim 18 Mai - 22:23, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: [Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)   Sam 26 Avr - 5:18

[la suite]




Elle ne se rendit compte qu’après coup qu’elle avait grimpé tous les étages de la Tour, et se retrouva finalement devant la statuette protégeant l’ouverture de sa Salle Commune. Le Serdaigle la laissa là, pour son plus grand agacement, prétextant avoir autres choses à faire que materner une élève de dix-sept ans, et Sally se retint de justesse de lui jeter un sort pour cela. La materner, elle ? Et quoi encore ! Elle lui balança un regard méprisant -qui lui fut rendu par un sourire insolent duquel elle ne se préoccupa pas- et répondit à l’énigme qui lui fut posée, avant de s’engouffrer par l’ouverture ainsi dévoilée. La Salle commune était assez bruyante, mais ce fait n’était pas vraiment étonnant. C’était tout le temps le cas, ces derniers temps, après tout. Elle haussa les épaules d’un geste nonchalant, et poursuivit sa route sans plus se préoccuper de ceux qui l’entouraient. Déjà, tous ceux-là s’effaçaient pour ne plus rien laisser d’autre, sur sa rétine, que le jeune homme installé comme un prince dans l’un des fauteuils les plus proches du feu. Le Préfet. Un sourire se dessina au coin des lèvres de Sally lorsqu’elle l’aperçut, et elle se rendit compte qu’elle commençait à prendre elle-même toute cette histoire trop à cœur… Elle se rapprocha silencieusement, et s’installa à ces côtés sans plus de cérémonies. Il ne s’attendait tout de même pas à autre chose de sa part, quand même ? Ce n’était pas parce qu’il était « au courant » qu’elle se comporterait avec lui autrement que d’habitude. Et d’habitude, elle ne l’aimait pas, ce petit prétentieux. Cet état de fait était même réciproque, et c’était bien pour ça qu'elle n’avait pas un seul doute sur la raison pour laquelle il L’avait choisie Elle. Elle avait clairement stipulé qu’elle ne jouerait pas. Pourquoi lui, s’en tiendrait-il à respecter sa requête ? Au contraire, c’était une bonne occasion pour lui envoyer en pleine face son indifférence face à ses choix, et Sally n’hésiterait pas à lui renvoyer la balle. Elle mènerait à bien sa toute première mission, passerait l’item à quelqu’un d’autre, et retournerait se plonger dans ses livres. Et bien sûr, elle remettrait ça un minimum de fois. Pas question qu'elle devienne "porteuse officielle de l'objet", non plus!

Quelques minutes plus tard, la septième année refaisait le trajet en sens inverse, ses instructions en tête. Apparemment, le précédent possesseur de l’ « objet » devait le lui remettre en main propre. Le lieu et l’heure avaient bien sûr été choisis à l’avance, et c’est pour lui transmettre ces informations que son imbécile de Préfet l’avait fait monter… Comme s’il ne pouvait pas se déplacer lui-même ! Non mais… Elle eut un reniflement de mépris, mais ne s’arrêta ni ne ralenti pour autant. Etant donné qu’elle venait du dernier étage, Sally Ann risquait fort d’être en retard si elle prenait trop de temps… Elle accéléra l’allure. Autour d’elle, les lieux se remplissaient petit à petit pour, finalement, devenir noirs de monde. C’était tout naturel : il était l’heure de dîner. Pour être précise, c’était l’heure exacte à laquelle Sally aurait du refermer son dernier livre, faire sécher rapidement l’encre recouvrant son parchemin, quitter la Bibliothèque pour se rendre elle aussi, tranquillement, vers le lieu où ils affluaient tous. Autrement dit, vers la Grande Salle. Et pourtant, les "coups-d’œil-pas-discrets" par-dessus l’épaule d’un camarade, les chuchotements insistants… tout ces petits détails, qui pourraient paraître annodins aux yeux d’un adulte ou d’un simple professeur étaient très clairs pour les plus jeunes. Chacun était conscient que, parmi eux, quatre élèves se promenaient avec, sur eux, l’item de leur maison. L’ « objet » convoité. Mais impossible de dire qui, ou quoi.

Sally, elle, n’était pas encore arrivée au Rez-de-chaussée. Pour tout dire, ce n’était pas là, qu’elle allait. Son point de rendez-vous ? Une simple salle de cours du troisième étage. Une Salle qui ne portait qu’un numéro. Une salle inutilisée, comme il en existait tant d’autres. Mais prendre cette direction, différente de celle des autres, à cette heure-ci, pouvait éveiller les soupçons. Chacun étant à l’affût, elle devait faire son possible pour ne pas attirer l’attention sur elle… A ce moment-là, elle croisa justement un groupe d’élèves de son année… des Gryffondors.
Les Gryffondors… parlaient souvent sans réfléchir. Les Gryffondors… étaient capables de colporter une rumeur sans en connaître la source. Et ça, ça lui donnait une excellente idée… Camouflant sa cravate de son mieux, elle se glissa derrière une fille qui parlait en faisant de grands gestes. Puis elle posa délicatement une main sur son épaule, l’empêchant de se retourner, et se pencha sur son oreille.

- Dis, commença-t-elle en prenant un ton de conspiratrice. Tu n’as pas l’impression que cette fille à l’air… louche, chère coéquipière ?

Elle pointa alors du doigt une élève de Serdaigle qu’elle savait terriblement timide, et qui regardait autour d’un air apeuré. Ses propos n’avaient pas besoin d’être plus clairs. Les termes qu’elle avait employés suffirent a attiser la curiosité de la fille, et sa phrase s’étendit bien vite, comme une traînée de poudre. En quelques minutes à peine, les "regards-pas-discrets" convergèrent tous vers un seul et unique point : la petite Serdaigle qu’elle avait prise pour cible. Les chuchotements s’élevèrent un peu plus, et la fille resserra brusquement son sac contre sa poitrine lorsqu’elle s’aperçu qu’elle était le point de mire de toute cette agitation. Tête bessée, un léger rougissement du au stress... PAR-FAIT. Sally lui adressa un minuscule sourire d’excuse, qu’elle ne remarqua évidemment pas, et recula jusqu’à se retrouver à longer les murs. LA porte n’était pas très loin… juste quelques pas et… ça y était. Elle referma très doucement la porte derrière elle, et se mit à rire à voix basse. Elle se donnait l’impression de tourner un film d’espionnage, tant tout cela semblait exagéré… Près de la fenêtre, quelques mètres plus loin, une élève de sa maison. Elle se sourirent, d’un air conspirateur, et s’approchèrent l’une de l’autre, toujours sans bruit. L’autre plongea alors la main dans son sac à dos, et en sortit un livre tout simple, qu’elle lui mit dans la main. Elle lui précisa même qu’il était réellement intéressant, et qu’elle le lui conseillait vivement. Apparemment, elle ne s’était pas gênée pour le lire pendant le temps ou elle l’avait gardé. Et pourquoi pas, après tout ? Souriant toujours, Sally parcouru des yeux les quelques mots inscrits au dos du livre. Un court résumé. Soit. Elle le ferma, le mit à son tour dans sac, et les deux jeunes filles se mirent à discuter de tout et de rien, attendant que le flux d’élèves diminue.

Une fois les couloirs déserts, l’autre fille quitta la pièce en lui adressant un clin d’œil. Elle-même attendit encore un peu, puis, environ cinq minutes plus tard, elle sortir à son tour. Timing parfait. Exactement ce qu’avait prévu le Préfet. Il ne lui restait plus qu’à errer un moment avec l’ "objet" en main…
Un bruit, non loin d’elle, attira alors son attention. Qui pourrait bien être là à cette heure ? Elle avança à pas de loups, et se retrouva à plusieurs mètres derrière une Poufsouffle… Non. Une Pouffondor. Elle eut un sourire calculateur, et laissa encore à la jeune fille un peu d’avance. Si c’était elle la future détentrice de l’ « objet » de Poufsouffle, la Serdaigle avait des chances de voir ce qu’il en était. La fille tourna légèrement la tête, et Sally retint son souffle. Non, elle ne l’avait pas vue. Mais cela avait permit à la septième année de voir à qui elle avait à faire. La Préfète de Poufsouffle, celle dont elle avait toujours du mal à se rappeler le nom… Si toute fois, elle l’avait su un jour, du moins. La Préfète ne tarda pas à bifurquer pour rentrer dans une Salle. Sally se rapprocha encore, et devina laquelle. C’était la Salle de Sortilèges. La Salle du Directeur de la maison des Serdaigles ! Quelle étrange coïncidence. Les Poufsouffle l’avaient-ils fait exprès ? Après tout… Mais une idée coupa brusquement le cour de ses pensées. Si elle ne se trompait pas, il n’y avait qu’une seule ombre dans cette pièce. L’autre n’était donc pas encore arrivé, et à moins qu’Amanda soit déjà en possession de l’objet -ce dont Sally doutait- il valait mieux qu’elle se fasse vraiment discrète. Sinon, ce serait l’Autre qui la trouverait.

D’un côté, elle n’avait pas eu tort en décidant de se cacher. D’un autre, elle s’était complètement trompée. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que, contre toute attente, la Préfète de Poufsouffle sortit brusquement de la salle de classe, et se mit à courir. Pourtant elle ne semblait pas l’avoir repérée… Mais le temps de s’en rendre compte, Sally avait déjà pris du retard, et elle se mit donc à sa poursuite, marchant le plus rapidement mais le plus silencieusement possible.

La Poufsouffle s’arrêta net devant une autre Salle. La Galerie des armures. Sally la vit avec étonnement contempler ce qui était exposé autour d’elle, comme si c’était la première fois qu'elle voyait tout cela. Tout de suite méfiante, elle fit encore quelques pas avant de se faufiler dans un coin de la Pièce. La Poufsouffle jouait-elle la comédie ? Non… elle avait l’air sincèrement… épatée par ce qui était exposé autour d'elle.
Bon. Il n’y avait apparemment rien à attendre de cette fille... Décidée à mettre un terme à cette course poursuite sans se faire prendre, Sally opta pour une solution simple : faire comme si elle avait été là depuis longtemps. Cependant, elle était en présence d’une adversaire, et son Préfet lui avait expressément demander de sortir l’ « objet » en leur présence, histoire de tester leur réaction. C’était risqué mais… ne semblait-il pas plus naturel de croiser « un Serdaigle avec un livre » qu’un « Serdaigle sans livre en main » ? Toujours sans bruit, elle ouvrit donc son sac, y plongea sa main, et retira le livre. La couverture était tellement banale que, même si la Poufsouffle la voyait une autre fois, il serait difficile de la reconnaître du premier coup. Préférant cependant ne pas prendre trop de risques en même temps, Sally Ann l’ouvrit largement, de façon à masquer la couverture dont on ne pouvait plus distinguer que la couleur. Ensuite seulement, elle sortit de l’ombre, et regarda la Poufsouffle d’un air sérieux avant de se racler la gorge pour attirer son attention. La fille sursauta, et se tourna vers elle. Elle n’avait rien en main. Pourtant, pas de doutes possibles, elle ne pouvait qu’être là pour l’objet. Sally avait donc probablement manqué une chance énorme… tant pis. La Préfète leva sur Sally un regard étonné. Puis elle prit la parole, d’un ton posé qui étonna la Serdaigle. Mais cette dernière prit tout de même soin de ne pas trop le montrer...

- Salut Sally, excuse moi mais je croyais vraiment être seule…

- J’ai vu ça, répondit la jeune fille, un sourire en coin.
Pour voir, elle l’avait, en effet, bien remarqué…


- Que me vaut le plaisir de ta présence ?

Il était vrai que cette pièce n’était pas des plus annodines. Quand même, cette Galerie n’était pas la pièce où les élèves allaient le plus souvent, alors le fait qu’elles se retrouvent là toutes les deux, comme par hasard, était passablement suspect… Et la Serdaigle était tout de même en mauvaise posture. Elle était en possession de l’objet de sa maison, tandis que son adversaire, non. Pourtant, tous ces petits détails pouvaient tourner à son avantage… Elle haussa les épaules d’un geste nonchalant.

- Je fuis les endroits trop fréquentés, répondit-elle en exagérant volontairement les expressions de son visage. Franchement, il devient impossible de se concentrer ici… J’ai attérit là par hasard, et comme j’aime bien cette Salle, j’ai décidé de rester là pour continuer un peu ma lecture… (elle désigna son livre d’un léger geste du menton). Et puis j’ai entendu du bruit… je me suis demandée ce que c’était... Mais je suis soulagée. J’ai pensé un instant que c’était sans doute un de ces premières années trop bruyant, et je m’apprêtais à le chasser sans ménagement (elle rit légèrement de son propre mensonge... le pire était quand même que son histoire était plausible! Enfin... il pouvait évidemment rester quelques doutes, mais elle ne voyait pas ce qui aurait pu sembler plus réaliste, vu sa situation) ...Et toi, que fais-tu là ?

Autant renvoyer la question. Cela devrait suffire à lui faire gagner du temps, et désarçonnerait normalement la Poufsouffle un petit moment... Avec un peu de chance, même, celui ou celle avec qui elle avait rendez-vous se pointerait pendant leur discussion... Heureusement, les techniques des Pouffondors n'avaient rien de semblable à celles des Serpentard, et elle ne risquait pas de se prendre un "oubliette" malencontreux... Par contre, elle ne pouvait pas utiliser le prénom de son interlocutrice, pour la simple et bonne raison qu’elle ne le connaissait même pas…

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Amanda Herlès
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MessageSujet: Re: [Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)   Lun 12 Mai - 16:29

[ pas pus faire aussi long que toi désolée… ]

Amanda se trouvait donc maintenant en compagnie d’une ennemie, si on pouvait nommer la Serdaigle ainsi car après tout ce n’était qu’un jeu, mais, la préfète des Poufssoufle avait toujours eut l’esprit d’équipe, elle prenait donc ce jeu très à cœur comme elle faisait tout pour que sa maison gagne la coupe des quatre maisons et celle de Quidditch. Ah le Quidditch, si on prenait quelques minutes pour en parler un peu. C’est le sport des sorciers, comme le foot est celui des moldus, celui que tout le monde encourage, celui dont tout le monde rêve de jouer ou encore celui dont tout le monde espère un jour avoir une entrée pour assister à un grand math avec les plus grandes équipes de Quidditch et oui c’est « the sport » et Amanda ne faisait pas exception à la règle, au contraire on pouvait la qualifier « d’une des plus grandes supporters jamais connues de ce sport ». La jeune fille avait découvert ce sport dès son plus jeune âge, ses parents étant tout deux des sorciers. Même dans le ventre de sa mère, elle entendait celle-ci encourager les équipes des matches qu’elle regardait. Après quand elle était bébé, ses parents lui achetaient des balais-jouets volants, quand elle grandit ils lui apprirent à monter sur un balai et à jouer comme une grande joueuse au Quidditch et arrivée à Poudlard, Amanda fit tout pour montrer ses talents et faire partie de l’équipe de sa maison. Elle dut patienter un long moment, s’entrainant tous les jours car elle n’était pas assez forte mais Amanda ne baissa pas les bras et elle eut la chance d’être acceptée dans l’équipe de Poufssoufle durant sa 5ème année et maintenant cette chance était renouvelée pour sa 6ème année. Bien sûr Amanda continuait toujours de s’entraîner autant mais maintenant on ne se moquait plus d’elle, au contraire les garçons l’admiraient pour sa ténacité et son don de voler, les Poufssoufle pour son incroyable talent à marquer des buts et à faire gagner son équipe et les filles pour son courage et sa détermination.

Amanda était maintenant heureuse, elle avait réussit l’un de ses rêves les plus chers mais il lui en restait tellement d’autres à acquérir, comme celui de faire remporter aux Pouffondor ce jeu, quelque peu débile, mais un jeu quand même. Elle allait montrer à tout Poudlard, que Gryffondor et Poufssoufle étaient deux maisons qui s’entendaient très bien et qui pouvaient collaborer ensemble, ils allaient voir ces vauriens de Serpentard !! Encore Serdaigle était une maison qu’Amanda aimait beaucoup, elle n’allait donc pas les ridiculiser mais juste tout faire pour les battre tandis que pour la maison de Serpentard elle ne se priverait pas de leur faire toute sorte de farces pour les mettre dans des situations ridicules. Alala ces Serpentard, elle ne pourrait décidément jamais les sentir mais après tout ils méritaient tout ce qui leur arrivait. Toujours à se plaindre, à chercher la bagarre, à proférer des insultes,… pour une fois ils ne feraient plus les malins… Mais Amanda ne se trouvait hélas pas devant un ou une Serpentard mais devant une Serdaigle, ce qui ne l’empêcherait pas de faire preuve de ruse et de tactique car il fallait toujours se méfier de cette maison qui prétendait vouloir toujours travailler alors qu’elle cachait un véritable enclin pour le jeu. Amanda eut un sourire, son « adversaire » devait être une exception, elle l’avait déjà observée et Sally était toujours plongée dans son travail. Amanda, étant préfète, elle essayait de connaître toutes les personnes d’à peu près son page et Sally en faisait partie. Pourtant, Amanda ne la connaissait que très peu car la jeune Serdaigle ne se promenait que très rarement seule ou alors elle était plongé dans un livre ou un travail et Amanda n’osait pas la déranger. Mais pour une fois, les deux jeunes filles se trouvait ensemble et seules, dans de mauvaises conditions certes mais elles auraient tout le loisir de discuter. La soirée risquait d’être animée !!

Amanda restait calme, si Sally l’avait observée depuis le début de la soirée, elle devrait se taire, chercher des idées et les dire clairement en croyant ce qu’elle disait car tout à l’heure elle avait vraiment fait preuve d’un caractère très suspect. Vous êtes en pleins jeu de battle, vous vous promenez tranquillement quand vous voyez surgir une personne du camp adversaire qui essaye de ne pas se faire remarquer, qui est seule et qui rentre dans une salle qui doit être inoccupée à cette heure de la journée. Comment réagiriez-vous ? Surtout si cette personne, appelons là Amanda, sort quelques minutes plus tard de cette salle et se met à courir à tout à l’ure, l’air apeuré, et toujours aussi seule. Vous vous dites qu’elle cache quelque chose, non ? Et qui plus est qui a un rapport direct avec le jeu qui s’est installée quelques jours auparavant. Et que faites-vous alors ? Vous essayez de savoir ce qu’elle cache non ? En faisant preuve de tactique et de ruse ? Et bien Amanda se doutait bien que Sally allait réagir exactement comme ça, elle était préparée, ayant une intelligence très développée (sans se vanter hein ?) alors elle avait des idées pleins la tête et elle n’allait plus faire d’erreur, enfin elle l’espérait car elle avait fait assez de dégâts plus tôt !! Non mais ho elle avait bien entendu qu’une personne approchait ou l’avait suivit alors pourquoi avait-elle fait comme si de rien n’était ? Et bien pour la même raison que tous les gens normaux car on croit que ça n’arrive qu’aux autres de se retrouver dans une situation embêtante ou alors parce qu’on a l’habitude étant extrêmement maladroit, pour Amanda s’était un mélange de ces deux solutions mais elle comptait bien réparer ses erreurs. Il fallait qu’elle procure le doute chez Sally, qu’elle la manipule, qu’elle la fasse douter et par-dessus tout qu’elle soit persuadée de ce qu’elle dit pour que la Serdaigle doute. Ca n’allait pas être facile !!

La jeune préfète des jaune et noir observa un moment son adversaire, elle était sur la défensive et se méfiait maintenant de tout car Sally avait peut-être bien l’objet sur elle !! Et peut-être même qu’il se voyait alors autant profiter de quelques secondes pour observer son ennemie. Une tenue habituelle, l’uniforme de Poudlard quoi ! Tiens un objet suspect, on regarde de plus près ah mais nan c’est un livre, mince… quoi que en connaissant les Serdaigle ils auraient très bien pu prendre cet objet en se disant que « c’est habituel de voir un Serdaigle avec un livre » mais bon peut-être pas en fait, peut-être que s’était tout simplement vraie et que Sally était bien venue là pour lire dans le calme. Mais Amanda resterait prudente et garderait un œil sur le livre, après tout on ne sait jamais et puis elle pourrait peut-être tout simplement en parler avec sa maîtresse, à savoir Sally, ça ne choquerait pas une Serdaigle et une Poufssoufle en train de parler d’un livre, non pas du tout… Amanda s’approcha un peu, de manière à voir la couverture du livre, ça avait tout l’air d’être un livre pour enfants… mais hélas Amanda ne pouvait en être sûre, Sally masquant la couverture du livre. Celui-ci était tout simplement ouvert et il disait quelque chose à la jeune Poufssoufle. Cette dernière était persuadée d’avoir déjà vu ce livre quelque part mais ça ne la choquait pas, après tout s’était peut-être un objet de la bibliothèque ou alors un autre Serdaigle l’avait prêté à Sally, s’était courant chez eux… Donc objet ou pas objet Amanda ne le savait toujours pas, soit elle était complètement folle et s’imaginait des choses, soit elle tapait dans le mil mais il ne fallait pas que l’adversaire le remarque. Amanda ne montra donc pas ses pensées envers le livre, elle afficha juste un visage naturel et normal avec un petit sourire timide dessus, comme d’habitude quand elle parlait avec une personne.

Sally retourna la question à Amanda après que celle-ci lui ait demandé ce qu’elle faisait ici, donc Sally était venue pour lire dans un coin plus calme, sa réponse était tout à fait cohérente mais une chose suscita l’intérêt de la jeune préfète. Pourquoi Sally voulait-elle lire maintenant alors que s’était l’heure du repas et qu’elle devrait donc être en train de manger ? Et pourquoi avoir choisi un lieu tel que la galerie des armures ? Mais ça Amanda connaissait déjà plus ou moins la réponse, s’était sûrement l’un des lieux les plus calmes de Poudlard, personne ne s’aventurait jamais ici, à part les curieux. D’ailleurs cette salle suscitait l’intérêt d’Amanda car elle n’y avait jamais mis les pieds auparavant ou alors juste vite fait en n’ayant pas remarqué toutes les armures qui ornaient cette pièce. Elle trouvait tout cela magnifique mais là n’est pas l’objet de ce rp. Et aussi pourquoi Sally n’était-elle pas allée tout simplement à la bibliothèque ? Toutes ses questions Amanda n’hésiterait pas à les poser à Sally car peut-être que la jeune Serdaigle avait inventé cette histoire car elle détenait tout simplement l’objet de sa maison ? Halala si Amanda arrivait à la coincer, que se passerait-t-il ? La Poufssoufle espérait coincer la Serdaigle en posant toutes ses questions mais celleci ne manquait pas d’intelligence alors elle arriverait sûrement à répondre en étant cohérente ou alors Amanda inventait tout cela et Sally ne possédait pas l’objet ? Ah ça l’énervait de ne pas savoir !!
Amanda décida donc de répondre à la question avant :


- Ce que je fais ? Et bien c’est une longue histoire… ça a un rapport avec le jeu mis en place…


Amanda s’arrêta un instant, tout ce qu’elle allait dire, n’était que mensonge, enfin en théorie car il y avait sûrement un peu de vraie dans cette réponse possible. Elle prit donc un ton posé et normal avant de répondre :

- Tout d’abord tu dois savoir que je me prête facilement au jeu et que j’ai donc décidé de faire gagner mon équipe, à savoir Pouffondor, je me suis dis que je ferai tout pour cela et c’est ce que j’ai fait. Un jour, alors que je possédais l’objet, un Serpentard a essayé de me le dérober, enfin il ne savait pas vraiment ce que s’était mais il savait que je l’avais sur moi et ça lui suffisais. Il a donc usé de pas mal de sortilèges, se fichant complètement que je souffre, tout ce qui lui importait s’était se s’emparer de l’objet et tu sais comment sont les Serpentard, ils se fichent de tout du moment qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent… Mais moi j’ai voulu me défendre, naturellement… Je n’allais quand même pas le laisser me lancer des sortilèges sans rien faire !!! Alors je lui aie lancé un stupéfix, lui n’y avait pas pensé… Et puis je me suis enfuie sachant qu’il ne possédait pas l’objet et qu’il fallait que je protège le mien.

Amanda s’arrêta de nouveau, ce récit était juste un avant-goût pour que Sally comprenne toute l’histoire, elle se devait de tout expliquer, avec tous les détails pour que la Serdaigle se demande si le récit était vrai ou pas, Amanda en vint donc au « pourquoi elle était là et ce qu’elle faisait »

- Donc il y a de ça quelques minutes, je me promenais tranquillement pour aller manger, quand, dans les escaliers, je l’aperçus, ce Serpentard. Je savais qu’il n’en avait pas finis avec moi et qu’il voudrait me faire payer ma lâcheté envers lui et j’ai pris peur !! Il fallait me comprendre, seule, avec un Serpentard d’un an plus âgé que moi, enfin bref je me suis mise à courir un peu, en montant car lui se trouvait en bas. Il m’a suivit mais j’ai essayé de le semer, en ralentissant et en prenant des passages que seul les préfets connaissaient, arrivée au 3ème étage j’ai cru que je l’avais semé mais n’en étant pas sûre je suis entrée dans la salle des sortilèges pour m’y cacher. Après tout je pensais qu’il n’aurait jamais l’idée d’entrer dans cette salle mais quand j’ai entendu de nouveau des bruits de pas qui se rapprochaient, j’ai eut des doutes et je me suis enfuie, espérant le semer. Et voilà après j’ai ralentis et je t’ai rencontré et maintenant je me trouve complètement stupide car les bruits de pas ça ne devait être que toi !! Une longue histoire pour pas grand-chose…


Amanda se mit à sourire, elle prit l’air de la fille se sentant complètement idiote et gênée, après tout son récit était plausible et il fallait que Sally le croie. En racontant, Amanda avait bien prit toutes les intonations, selon la situation, elle avait bien joué son jeu en faisait celle qui croyait ce qu’elle racontait et il n’y avait rien qui puisse faire croire à Sally qu’elle mentait, non rien de rien, enfin c’est ce qu’elle croyait…
Maintenant, place aux questions pour Sally…


- ah oui au fait, tu as dit que tu cherchais un lieu tranquille pour lire et je me demandais pourquoi tu n’étais pas allée à la bibliothèque ? Après tout il ne doit pas y avoir beaucoup de gens à cette heure là… a mon avis ils sont tous en train de manger… ah et tu ne vas pas manger toi ? Moi un sale Serpentard m’y a empêché et maintenant je meurs de faim…


Amanda se mit à rire gentiment, quoi de plus naturel que de détendre l’atmosphère dans un moment pareil et entre « adversaires ? ». La jeune fille regarda Sally droit dans les yeux, sincèrement, et en attendant une réponse de la jeune Serdaigle. Après tout peut-être que celle-ci croyait son récit, en tout cas, elle avait paru sincère…


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Sally Ann Perks
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MessageSujet: Re: [Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)   Dim 1 Juin - 23:15

La Poufsouffle réfléchissait depuis un moment maintenant tandis que Sally Ann la regardait, amusée, tentant de deviner à quoi elle pouvait bien penser.
Etait-elle inquiète de se retrouver devant un membre de l’équipe adverse, une ennemie, si l’on pouvait le dire ainsi ? Sally ne la connaissait pas vraiment puisqu’elles s’étaient, jusque là, croisées sans vraiment se voir. Cependant, la Préfète de Poufsouffle semblait être quelqu’un de tenace, et déterminé… Ou du moins, c’était ainsi que Sally la voyait.

Ce n’était justement qu’une raison de plus se méfier de cette élève de sixième année. La Serdaigle était plus que consciente du fait que les préjugés selon lesquels la maison de Poufsouffle était celle des « lâches », ou des « «benêts », comme se le plaisaient à dire les Serpentards, étaient, la plupart du temps, totalement erronés. Il ne faut pas croire à tout ce qu’on raconte, et ces élèves l’avaient démontré à de nombreuses reprises. De plus, elle ne pouvait s’empêcher de faire, inconsciemment, le lien entre Gregory Eragon, et son amie, à qui elle faisait justement face. Et connaissant le premier, elle ne pouvait que considérer la seconde comme une « adversaire » de taille. Elle se rendit alors compte qu’il lui faudrait faire attention à ce qu’elle dirait tant qu’elle serait face à la Préfète...

Sally se sentit observée. Heureusement, qu’elle n’avait rien contre ça… Cependant, elle préférait rester prudente. La jeune fille la fixait, en effet, et semblait sur la défensive. Son regard descendit lentement vers le livre que la jeune fille tenait en main. La Serdaigle était consciente de jouer un jeu dangereux. Mais une chose était sûre, la sixième année ne pouvait pas reconnaître la couverture, et encore moins en lire le titre. Tout au plus, elle se douterait que ce livre appartenait à la bibliothèque, mais il y en avait tant d’autres ! Apparemment, la jeune fille n’avait pas totalement cru à son excuse. Un sourire se dessina sur les lèvres de Sally, tandis qu’elle penchait la tête sur le côté, les sourcils légèrement froncés.

-
Qu’est-ce que tu fais ?, demanda-t-elle, en prenant soin de paraître réellement intriguée par l’attitude de son interlocutrice.

En fait, si cette dernière n’avait rien à se reprocher, il n’y avait pas vraiment de raison pour qu’elle dévisage ainsi Sally Ann, n’est-ce pas ? Elle semblait étrangement intéressée par le livre, ce qui ne fit qu’accentuer l’amusement de la septième année. La Préfète ne laissait rien transparaître, le seul problème étant sa façon de fixer et de dévisager son interlocutrice.

Finalement, la Poufsouffle finit par répondre à sa première question. Elle mentionna immédiatement le jeu mis en place, et Sally ne laissa pas transparaître sa surprise. Pourtant, il y aurait eu de quoi. Elle ne s’attendait vraiment pas que la demoiselle serait si… sincère. Elle ne l’interrompit pas, la laissant, impassible, raconter ‘sa longue histoire’. Elle répondit d’un ton tout à fait posé et calme…

Lorsque cette dernière se mit, donc, à expliquer qu’elle avait l’intention de tout faire pour que son équipe gagne le jeu, Sally leva les yeux au ciel, et secoua la tête, souriant toujours, mimant le désintérêt pour ce jeu. Tout le monde la connaissait comme quelqu’un qui s’intéressait plus à ses livres qu’à autre chose, n’est-ce pas ? Elle jouerait donc là-dessus. Son but était, après tout, non pas réellement de déstabiliser son ‘adversaire’ de jeu, mais plutôt de la pousser à se remettre sans cesse en question, de semer le doute sur chacune de ses certitudes. Se ré intéressant au récit d’Amanda, Sally l’entendit parler d’un Serpentard, qui aurait apparemment tenté de lui dérober l’objet de la Maison Poufsouffle. Immédiatement, Sally se demanda si cet élève avait réussit à découvrir de quoi il s’agissait, mais Amanda la détrompa tout de suite. Non, il ne savait. Il se doutait simplement qu’elle l’avait sur elle, et avait donc utilisé plusieurs sortilèges sur elle pour le l’obliger à lui donner l’item. Sally fronça les sourcils, non pas d’amusement cette fois, mais sincèrement agacée. Ça, c’était l’une des facettes des Serpentards qu’elle ne supportait pas. Bien sûr, ils étaient malins, et ce pouvait être quelque chose de positif. Mais le problème, avec eux, était qu’ils n’avait décidemment pas limites. S’agissait-il du même élève qui avait auparavant attaqué un Poufsouffle, en lui lançant un sortilège d’oubli ? Pas sûr. Ils étaient tous les mêmes, de toute façon, et ce pouvait parfaitement en être un autre. Finalement, son interlocutrice continua en lui expliquant que, ne pouvant, tout de même, pas se laisser faire ainsi, elle avait stupéfixié le Serpentard. Sally faillit l’interrompre pour lui faire remarquer qu’elle n’avait pas vraiment de besoin de s’expliquer sur ce point. Il était évidant qu’elle avait bien fait de se défendre. Mais elle préféra la laisser continuer. Pourtant, elle ne voyait toujours pas où voulait en venir la jeune fille. Quel était le rapport entre cette anecdote et sa présence dans la Salle des Armures ? La jeune fille s’arrêta, une nouvelle fois, et Sally prit le temps d’assimiler tout ce qu’elle disait, ce questionnant toujours sur l’intérêt de l’histoire. Trouvant que le silence s’éternisait –les Serdaigle étaient connus pour leur curiosité, après tout-, elle lui lança un regard interrogateur, lui demandant implicitement de continuer. Celle-ci reprit très peu de temps après. Oh. C’était beaucoup plus clair à présent. Elle avait apparemment croisé, un moment plus tôt, le Serpentard en question, alors qu’elle allait manger, et avait redouter une (très) probable vengeance. Et elle n’avait pas eu tort, puisque ce dernier l’avait suivie pendant un moment, avant qu’elle n’aille se réfugier dans la Salle de Sortilège. Oh. Tout s’expliquait. Elle n’avait donc, logiquement, pas l’objet de Poufsouffle. Elle ne s’était rendue dans cette Salle que pour échapper à celui qui l’avait agressée quelques temps plutôt… Mais il y avait quelque chose qui clochait. Sally n’arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais elle n’arrivait pas à croire la Poufsouffle. Elel était certaine que… Son attention se reporta tout de suite sur la fille, qui parlait toujours son récit, lorsque celle-ci dit que les bruits de pas qu’elle avait entendu derrière elle, par la suite, était sûrement les siens. Elle finit son récit en concluant que finalement, elle avait fait toute une histoire pour pas grand-chose… Elle sourit, affichant un air gêné, et Sally dut s’avouer que son récit était tout à plausible…

Ou pas ? Oui, il y avait bien quelque chose qui clochait. Et cela semblait clair, à présent. Amanda lui aurait-elle donc mentit sur toute la ligne ? Non, une partie de ce qu’elle avait raconté était peut-être vrai.
Mais pas tout, et c’était ça, l’important. Pourquoi aurait-elle mentit si elle n’avait pas été là pour l’objet ?

Sally préféra ne pas perdre trop de temps pour lui répondre, histoire d’éviter qu’elle se doute de quoique ce soit.

Elle fit mine réfléchir un moment, les lèvres pincées.

-
Je m’excuse pour mon… « Coéquipier » de Serpentard. (Elle soupira) Je ne sais vraiment pas ce qu’ils ont tous à prendre ce jeu tellement à cœur. Enfin libre à eux mais, de là à s’attaquer à d’autres élèves pour ça !

Maintenant qu’elle était certaine qu’Amanda n’avait eu aucun scrupule à mentir, elle n’hésiterait pas non plus à le faire.

- Je n’ai rien contre toi en particulier mais, sincèrement, je ne vois pas l’intérêt de ce jeu. Il y a tellement de choses plus importantes à faire ! M’enfin loin de moi l’idée de t’ôter l’envie de t’amuser, je suis sans doute beaucoup trop sérieuse pour mon propre bien.

Elle rit légèrement, se disant que jusque là, ses mots avaient très sincères.

-
Je comprends tout à fait que tu aies préféré t’enfuir, je n’ai moi-même aucune idée... ni même aucune envie de savoir, d’ailleurs, jusqu’où seraient prêts à aller des Serpentards pour obtenir ce qu’ils veulent.

Elle adressa un sourire rassurant à la fille qui lui faisait face, montrant par là qu’elle ne doutait pas de son histoire.

-
Mais… tu dis avoir entendu des bruits de pas, tout à l’heure, au 3ème étage ? Il est fort peu probable que j’en sois la cause. Comme je te l’ai expliqué tout à l’heure, je suis arrivée dans cette Salle un peu avant toi, je ne pouvais donc pas me trouver au 3ème étage à te courir après au même moment.

Il était justement là, le problème. Lorsqu’elle avait dit ces mots, Sally Ann avait put se souvenir d’un détail. Lorsqu’elle était tombée sur Amanda, au départ, la jeune fille ne courait absolument pas. Elle avait par contre, en effet, jeté derrière elle un coup d’œil suspicieux. Mais après cela, plusieurs minutes s’étaient écoulées avant qu’elle ne quitte la Salle, et elle était certaine que le jeune fille n’avait aucunement l’air apeurée. La jeune fille disait s’être enfuie parce qu’elle avait entendu des bruits de pas. Or, Sally n’avait eu aucune intention de la suivre à l’intérieur de la Salle. Elle attendait la probable apparition d’un ou d’une autre Poufsouffle, et ne s’était donc pas déplacée. Enfin, ayant été présente sur les lieux, elle était parfaitement bien placée pour pouvoir affirmer qu’il n’y avait eu aucun autre bruit de pas dans les couloirs avant que l’autre ne quitte la Salle de Métamorphose. Elle n’avait d’ailleurs pas couru à ce moment là non plus, mais n’avait pas, pour autant, repris la direction de la Grande Salle… Ce n’était donc qu’après cette étape que le récit correspondait parfaitement aux dires de la Préfète. Cependant, Sally n’eut rien le temps de rajouter –quoiqu’elle n’aurait certainement pas fait part de ses soupçons à son interlocutrice-, car la fille –il était vraiment temps qu’elle lui demande son prénom !- lui posa, à son tour, quelques questions.

Pourquoi n’était-elle pas allée à la bibliothèque, et pourquoi n’était-elle pas allée manger, à cette heure. Voila ce que lui demanda, la Poufsouffle, avant de se mettre à rire doucement, de façon tout à fait naturelle. Oh elle avait tout à fait raison de demander cela.

-
Eh bien, mon explication risque d’être aussi longue que ton histoire, commença-t-elle en riant légèrement. Ce n’est pas ma faute, je parle beaucoup. Enfin bon. J’étais justement à la bibliothèque il y a quelques instants… (elle la regarda d’un air faussement menaçant, sans pour autant se départir de son sourire, lui montrant par là que ce n’était qu’une plaisanterie) et ne me dit surtout pas que je passe ma vie là-bas, sinon je te préviens, je risque de me fâcher.
Bref, j’étais encore en train de réviser mes ASPICs mais… j’ai du quitter les lieux en vitesse. Tout ça pourquoi ? Eh bien, simplement parce qu’un élève de ma Maison avait l’intention de me refiler une mission. (Elle renifla, d’un air méprisant, en se souvenant de l’élève en question. Finalement, il n’y avait que la fin de l’histoire qu’elle allait modifier. Enfin… toute une partie, certes, mais pas plus de la moitié, n’empêche). Je te l’ai dit, ce jeu ne m’intéresse absolument pas. Je n’avais donc aucune envie de faire sa « mission ». Ce qui m’agace c’est que je les avais prévenus depuis le départ que je ne participerais pas. Les élèves de ma maison, je veux dire. Mais… Je m’entends plutôt mal avec le Préfet, et je le soupçonne justement de m’avoir choisie par exprès.

Elle se détourna, et se concentra un moment, avant de tenter un sortilège, mais du réessayer une seconde fois, pour matérialiser deux chaises. Elle s’assit sur l’une d’elle, et proposa l’autre à sa compagne « d’infortune ».

-
Sincèrement, quand je travaille je ne me rends vraiment pas compte du fait que le temps passe. En générale Mme Pince me prévient avant la fermeture de la Bibilothèque et je…

Elle s’interrompit et jeta un coup d’œil en biais à l’autre fille. Là, elle avait trop parlé. En fait, elle avait faillit annoncer de but en blanc à une Préfète qu’elle avait pris l’habitude de passer aux Cuisines le soir, à chaque fois qu’elle quittait la Bibliothèque. Or cette Salle fermait à peine quelques minutes avant l’heure du couvre-feu. Elle rentrait donc à son dortoir bien après l’heure impartie… Et bien oui, il fallait compter le temps de descendre jusqu’aux cuisines, de grignoter quelque chose en vitesse, puis de remonter tous les étages du château pour se rendre à sa Tour.

Il n’était guère pratique de loger dans la plus haute Tour du château… au septième étage. Sans compter le fait que pour y avoir accès, il ne suffisait pas, comme pour les autres maisons, de prononcer un simple mot de passe, non. Il fallait attendre que la statut propose une énigme, et y répondre. Ce qui n’était pas toujours évident, surtout lorsqu’on ressortait tardivement d’une longue journée de travail. Le pire était que les escaliers semblaient vraiment lui en vouloir. Ils ne cessaient de se déplacer, le soir, et se retrouvait souvent à traverser plus d’étages qu’il ne l’aurait normalement fallut.
Mais si elle ne finissait pas sa phrase, la Préfète en question risquait fort de la trouver louche.

-
… je passe aux Cuisines avant de remonter à mon dortoir.

Elle se demanda si la Poufsouffle de rendrait compte de quelque chose, mais chassa cette pensée. Il lui fallait la prendre en « flagrant délit » pour la punir… non ? De toute façon Sally faisait toujours très attention dans ces cas-là. Ce n’était pas pour rien qu’elle n’avait pas encore été punie pour ne pas respecter le couvre-feu, après tout.

-
C’est pour ça que je n’ai même pas pensé à me rendre à la Grande Salle. J’ai voulu aller plutôt à ma Salle Commune, mais il m’aurait fallut retraverser le Château dans quelques minutes, et je n’ai pas envie de dépasser de trop le couvre-feu.

Elle posa son sac à côté de sa chaise, le côté opposé au siège à côté d’elle, et y glissa tranquillement le livre. Puis elle adressa à la fille un sourire compréhensif.

-
Oui, je te comprends. Je serais personnellement incapable d’aller dormir sans passer par la case « dîner » en premier lieu. Mais j’ai l’habitude de m’y rendre plus tard, et je n’ai donc pas encore vraiment faim…
Dis-moi… ma question va peut-être te surprendre mais… Comment t’appelles-tu ? (elle rit) Je suis vraiment désolée, d’autant plus que toi, tu sembles me connaître…

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[Battle] une rencontre inattendue (pv Sally)

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