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 Une négligence de trop [PV : Matthew Petrosyan]

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Phyllis Kallistos

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Age du personnage : De moi-même !

MessageSujet: Une négligence de trop [PV : Matthew Petrosyan]   Dim 20 Avr - 18:53

Encore une journée de travail. Banale me direz-vous. Eh bien non, pas pour cette fois. Seulement, Phyllis ne pouvait pas encore s'en douter. Comme chaque jour, le jeune Auror se rendait à Poudlard afin d'y assurer une surveillance constante et minutieuse. Du moins, c'est ce qu'il était censé faire.
Cela faisait à peine cinq minutes qu'il avait franchi les portes du château qu'il en avait déjà assez. À quoi servait-il de surveiller cette école s'il ne s'y passait jamais rien ? Le faire venir tous les jours en ces lieux pour faire le plantain ! Mais quel sadique ce dirlo alors…
Il l'appellerait quand il y aurait du danger, non mais !
Phyllis était scandalisé d'une telle inattention à son égard. En France, on ne l'avait jamais traité ainsi. Il commençait sérieusement à regretter de ne pas être resté là-bas.
Evidemment, il avait choisi de se faire muter à Londres, la ville de son enfance.


*Pff ! Ils se mouchent pas du pied ces crétins d'Aurors ici ! D'abord on se servait de moi comme d'un vulgaire messager, maintenant on me laisse croupir là… Et puis c'est pas comme s'il y avait des bals de Noël tous les jours pour se divertir un peu. Quoique… Ça s'était mal terminé. J'ai pas revu Zacharias depuis. Tant mieux en fait, j'aurai pas su comment me comporter avec lui maintenant. En tout cas, depuis que je surveille Poudlard, j'ai jamais eu l'occasion de croiser le prof trop beau pour qui j'ai eu le coup de foudre ! Donc voilà, je m'ennuie, j'ai rien à faire et surtout je commence à avoir très faim !*

Effectivement, le troisième petit-déjeuner de l'Auror remontait déjà à une demi-heure. Alors qu'il arpentait le Grand Hall, il décida de descendre aux sous-sols. D'instinct, il savait que les cuisines se trouvaient là. Peut-être s'en rappelait-il aussi. Qu'importe.
Ses pas le menaient déjà vers les escaliers qu'il dévala prestement.
Il se retrouva dans un large couloir aux murs de pierre, éclairé par une rangée de torches et recouvert de tableaux représentant pour la plupart de la nourriture.
Phyllis s'arrêta devant l'un deux, celui qui représentait une vaste coupe en argent débordante de fruits.
À l'époque où il était encore élève, des amis lui avaient expliqué comment pénétrer dans les cuisines. Il ne s'en rappelait que trop bien. Le jeune homme tendit le doigt vers une grosse poire verte du tableau et la chatouilla. Cette dernière se mit à frétiller en produisant quelques gloussements. Elle se transforma ensuite en poignée de porte verte.

Phyllis l'attrapa délicatement et l'actionna. Après avoir poussé la porte, il entra dans les cuisines.
Elles étaient exactement comme dans son souvenir. Une immense pièce, semblable à la Grande Salle, mais avec un plafond plus haut encore. Des tas de casseroles, de marmites, de couverts et d'ustensiles de cuisine en tout genre étaient accrochés le long des murs. Tout au fond se trouvait une cheminée d'une taille imposante.
À la vue de cet endroit si attrayant, son estomac commença à crier famine.


*Ça sent drôlement bon ! Je vais pouvoir m'accorder un grand festin. Mais où sont les elfes ? Ils auraient dû se précipiter pour m'accueillir !*

L'Auror frappa dans ses mains pour signaler sa présence. Aussitôt, une dizaine de petites créatures se hâtèrent dans sa direction. Des elfes de maison, tous vêtus d'un torchon à vaisselle drapé comme une toge.
Phyllis avait toujours eu beaucoup de mal à contenir son mépris vis-à-vis de leur façon de se fringuer. Il devrait peut-être leur apprendre les secrets de la mode un de ces quatre ?
Ces petits êtres faisaient presque insulte à l'Adonis qu'il était. Le jeune homme les tolérait simplement parce qu'ils étaient gentils et qu'ils préparaient à manger. Autrement, ils étaient vraiment répugnants. Certains plus que d'autres d'ailleurs.


*Ah… Si on avait un elfe de maison, Maman m'obligerait pas à faire le ménage. Faudrait que je m'en procure un !*

Une voix nasillarde l'interrompit dans ses réflexions :

-Bonjour mon bon Monsieur. Vous désirez ?

"Monsieur" ? Lui ?! Phyllis fut piqué au vif. Il n'avait que 22 ans ! Ses yeux se posèrent sur le petit elfe qui lui avait parlé. Il le corrigea d'une voix stridente :

-"Jeune homme", pas "Monsieur" ! J'ai à peine 22 ans ! C'est compris ?!

Phyllis appuya sa remarque d'un regard noir. L'elfe baissa la tête, visiblement confus et bredouilla quelques excuses à peine audibles. L'Auror eut un haussement d'épaule et croisa les bras, lâchant une exclamation méprisante.
Puis il reprit :


-Bon, comme je suis gentil je te pardonne. Maintenant j'aimerais passer ma commande. J'ai faim ! Il me faudrait quelques biscuits apéritifs, du foie gras de canard, des pommes de terre et du poulet, du fromage de chèvre et une glace à la menthe. Ramenez-moi également toutes les viennoiseries, pâtisseries et friandises que vous avez. Et préparez-moi une table avec des chandelles. Vous ne vous imaginez quand même pas que je vais manger debout non plus ?! Ou par terre, encore pire ! Voilà, merci !

Même en se comportant comme un petit prince gâté, Phyllis n'oubliait pas d'être poli. Il rejeta d'un mouvement de tête sa longue chevelure noire, parfaitement lissée (pendant plus de trois heures tout de même) un peu plus tôt dans la matinée.
Les elfes de maison hochèrent servilement la tête et partirent préparer le repas de "Son Altesse Royale". Le jeune homme décroisa les bras et contempla les ongles de sa main droite. Horreur ! Il y en avait un plus long que les autres d'au moins un millimètre ! Alors que quelques petites créatures étaient en train de lui dresser une table, il interpella l'une d'entre elles :


-Si vous pouviez m'apporter une lime à ongles aussi ! Je dois impérativement m'en limer un !

Il regarda les elfes, attendant leur réaction. Ses yeux se posèrent sur leurs mains à eux. À la vue de leurs ongles crochus et mal manucurés, il ne put s'empêcher d'ajouter, l'air hautain :

-D'ailleurs vous devriez peut-être faire comme moi, ça ne vous ferait pas de mal.

Les créatures se consultèrent du regard, ne sachant manifestement que lui répondre. Une fois la table mise, le jeune Kallistos tira une chaise et s'assit, les jambes croisées, le buste penché en avant et les bras accoudés sur la table. Il changea de posture une vingtaine de fois en moins d'une minute, s'impatientant un peu plus à chaque seconde. Au bout de deux minutes, il apostropha un elfe de maison qui passait par là :

-Bon je veux pas paraître impoli, mais vous pouvez pas vous dépêcher un peu là ? Je meurs de faim moi !

"Moi". Constamment "moi". Encore et toujours "moi" avec Phyllis. Lui. Lui avant tout. Sa personne, ses envies, ses problèmes passaient avant ceux des autres. Le pire était qu'il ne se rendait même pas compte de son caractère égoïste et bien souvent imbuvable. Il s'estimait être parfait. Après tout si ce n'était pas le cas, il ne se comporterait pas comme ça n'est-ce pas ?

-Veuillez nous pardonner Mons… Euh, jeune homme ! Nous faisons aussi vite que nous pouvons !

Sur ce, l'elfe repartit. Phyllis s'exclama à l'adresse de la petite créature :

-Ouais bah qu'est-ce que ça doit être quand vous faites pas vite ! Et puis finalement ne m'appelez pas "jeune homme", je préfère "Votre Grâce". Et s'il vous plait : ayez la décence de mettre des habits plus à la mode ! C'est vraiment mochard ce que vous portez !

Sa réplique fut accompagnée d'un grand silence, quelques fois interrompu par des bruits de vaisselle. Ayant la nette impression d’avoir été ignoré, il haussa les sourcils et fit une moue dégoûtée. Il s'appuya contre le dossier de sa chaise et poussa un soupir. En attendant, il s'auto contempla. Aujourd'hui, il portait un tee-shirt rouge moulant pailleté, un jean noir et serré taille basse duquel dépassait la moitié de son string rose à paillettes qu'il avait eut pour Noël. Il trouvait que ça faisait "stylé".
Sans oublier toute la ribambelle de bijoux dont il était paré. Enfin, il avait mis ses chaussures noires à hauts talons. Bref, une tenue idéale pour combattre si jamais un Mangemort pointait le bout de son nez.
Et puis qu'est-ce que ça pouvait bien faire ?! La devise bien connue de Phyllis était : "Le style, la classe, la beauté, la séduction et le charme avant tout !"
Il estimait que dans n'importe quelle situation, il se devait d'être à son avantage.
Après tout on ne savait jamais : Peut-être que le fait d'être "sexy" le sauverait d'un méchant qui serait tombé sous son charme ?

Des bruits de pas l'arrachèrent à sa contemplation de lui-même. Il crut d'abord que c'était les elfes qui revenaient, censés lui apporter un repas digne de ce nom. Pourtant, les pas ne venaient pas des cuisines mais de la porte…
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