
Le trio a quitté Poudlard, une guerre approche, choisissez votre camp. |
| | Philosophie matinale (quoique...). [Terminé] | |
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| Auteur | Message |
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Eugénie de Montvermeil Malin et Roublard


Age : 20 Inscrit le : 28 Mar 2008 Messages : 229 Année : 2ème année
 | Sujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé] Sam 17 Mai - 14:10 | |
| Tout autre qu'Eugénie aurait probablement pris le manque de réaction de Carter comme une preuve d'outrecuidance flagrante et profondément vexante. Mais la Serpentard avait une capacité d'analyse objective des événements digne d'un pois chiche anorexique. D'une manière générale, elle ne voyait que ce qui la satisfaisait. Ce type de philosophie avait au moins un avantage non négligeable : Eugénie était une fille toujours heureuse de son sort. Aussi ne prit-elle pas la décision de Carter d'éluder sa remarque comme une preuve de sa muflerie mais plutôt comme quelque chose de parfaitement normal : après tout, elle avait raison. Si Carter ne répondait pas, c'est qu'il n'avait rien à ajouter après toute la sagesse dans elle avait fait preuve. Le brave petit se rendait tout simplement à la raison.
Sans plus s'apesantir sur le sujet - puisque, dans son esprit, elle avait obtenu gain de cause - la fillette se rapprocha, d'un pas assuré, tête haute et regard fier de Carter et de son volatile mal élevé. Pour une enfant de onze ans, Eugénie n'était pas facilement impressionnable, elle ne craignait pas plus les aigles au bec acéré que les grosses araignées ou des élèves grognons plus âgés qu'elle. Elle vint se planter bien en face d'Ether et le fixa d'un air curieux, certes, mais également très serein. Car quelle que soit l'envergure de l'animal et la taille de son bec, elle n'allait pas s'abaisser à le craindre alors qu'il était bien plus petit qu'elle. Sans parler de sa cervelle. L'Homo Sapiens avait une vocationde domination naturelle du volatile. Domination respectueuse, mais domination tout de même.
Eugénie était arrivé à Poudlard sans animal. Elle n'avait jamais eu envie de s'encombrer d'une boule de poils ou de plumes réclamant sans cesse à boire ou à manger. Pour écrire à ses parents, elle avait dû se résigner à prendre les hiboux de l'école. Ce qui n'était pas bien noble, mais au moins, elle n'avait pas à se préoccuper de leur entretien. Tant qu'on ne lui aurait pas trouvé un Bisounours à adopter, elle resterait ferme dans ses positions anti-animal domestique. Tirée de sa contemplation pensive par Carter, elle se tourna vers lui lentement. Carter Lane, n'est ce pas ? Une nomination bien commune, mais qui avait au moins le mérite de sonner convenablement. Elle gratifia le Serdaigle d'un sourire décomplexé avant de se présenter à son tour - révérence à l'appui, s'il vous plaît :
- Enchantée, je suis Eugénie Angélique Florence Louise Marie de Montvermeil. Mais bien entendu, Eugénie suffira, précisa-t-elle avec un léger geste de la main.
Elle lança un coup d'oeil furtif à l'écusson qui ornait l'uniforme de Carter (et là je prie pour que Carter soit bien en uniforme) avant de poursuivre d'une voix fluette approbatrice :
- Ah ? Tu es à Serdaigle ? Excellent, excellent. Je suppose que tu es très intelligent, n'est ce pas ?
Tiens, peut-être venait-elle de tomber sur un élève suffisamment fin pour comprendre toute la philosophie subtile de la Bibliothèque rose. Dans tes rêves, ma grande. _________________
 La noblesse est le lierre de la royauté : la royauté, en tombant, avait entraîné la noblesse avec elle, et elle, pauvre débris du grand édifice renversé, elle était allée se perdre dans la solitude du malheur et la nuit de l'exil. A. Dumas |
|  | | Carter Lane Sage et réfléchi


Age : 19 Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 868 Année : 6ème année Amoureux(se) ? : Peut être bien...
 | Sujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé] Jeu 5 Juin - 19:09 | |
| La jeune fille avait au moins l'avantage d'être fidèle au personnage qu'elle s'était crée. Si la Serpentard avait l'air issue de la haute société anglaise, elle l'était, son nom prouvant fatalement qu'elle appartenait à ce milieu et en était fière. Carter la regarda sans bronche quand celle ci énnonça son nom -ses noms pour être exact- et son nom de famille. “De Montvermeil”, voilà qui n'était pas courant tiens... Tout en écoutant la jeune fille, le jeune homme se dirigea vers une petite table d'où il obtint un bol pour nourrir son animal. Il était toutefois très attentif aux paroles de la jeune fille et lui répondit d'ailleurs: « Enchanté Eugénie. » Bref et concis, c'était du Carter tout craché.
Pendant qu'Ether ne nourissait et se désaltérait, Eugénie sembla remarquer que Carter était à Serdaigle. Bien peu fier de sa maison, et bien peu fier tout court, Carter se retourna brusquement vers la jeune tout en passant une main dans ses cheveux. Là, il montrait sa véritable nature. « Hum... Oui en effet. Je suis un des meilleurs de ma classe, pour ne pas dire le meilleur. » Oui parce que là pour le coup, ça aurait été un mensonge. Carter n'avait pas la pôle position hélas dans les élèves de son niveau mais on pouvait dire qu'il était un bon second... Très bon second même... C'est donc les chevilles passablement enflées qu'il laissa son aigle, à présent bien remit et avec la lettre attaché à sa pate, repartir en s'envolant majestueusement. Il était inutile de dire que Carter était un vantard de nature (qui a dit un Serdaigle de nature?), on s'en serait rendu compte.
Carter tourna donc les talons, pour bien faire comprendre à la jeune fille que la discution continuerait -dans le cas où elle continuerait- hors de la volière, il n'avait plus rien à faire là à présent, et le doux “chant” des hiboux et des chouettes commençait sérieusement à lui taper sur le système. Non pas qu'il soit de nature à vite devenir agacé (non non), mais la présence de ces centaines de bestioles n'étaient pas pour le rendre particulièrement de bonne humeur. Carter, dans sa hate de partir, regarda néamoins derrière lui pour voir si la jeune fille comptait le suivre ou pas. Mais comme on aurait pu se l'imaginer, Carter ne lui proposa pas de la suivre, ça aurait lui accorder un peu trop de considération. _________________
Dernière édition par Carter Lane le Dim 15 Juin - 20:01, édité 1 fois |
|  | | Eugénie de Montvermeil Malin et Roublard


Age : 20 Inscrit le : 28 Mar 2008 Messages : 229 Année : 2ème année
 | Sujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé] Sam 7 Juin - 13:09 | |
| La gêne malheureuse qu'éprouvaient certains Grands de ce monde vis-à-vis du bas peuple n'avait pas de raison d'être. Elle n'était qu'une preuve de plus que la masse la plus vulgaire avait les moyens, quand elle le voulait, d'avilir le sang le plus pur. Se laisser salir par l'opinion du vulgaire était une erreur. Aucun aristocrate n'avait à avoir honte de son rang. Il était, par la naissance, par le sang, par l'Histoire, bref, par le droit, un être supérieur. Pourquoi Eugénie aurait-elle dû le cacher ? Et même si ce malpoli de Carter ne fit pas exactement preuve du respect déférant qu'il aurait pourtant été de bon ton de montrer, la fillette estima que son "Enchanté" sonnait suffisamment juste pour qu'elle ne lui tienne pas rigueur de son manque de savoir vivre. D'ailleurs, le pauvre lapin avait des circonstances atténuantes : il avait probablement eu une éducation limité, en matière de bonnes manières. Le peuple avait beau faire des efforts, il ne parvenait jamais à intégrer la moitié du savoir-vivre nécessaire pour prétendre être convié à un dîner - ou même à un simple Tea Time - avec la Bonne Société.
La petite Serpentard ne parvint toutefois pas à contenir un haussement de sourcil passablement amusé en entendant Carter faire le fier-à-bras. Qu'il était drôle ! Les Serdaigle avaient toujours tendance à étaler leurs capacités intellectuelles plus que de raison. A croire qu'ils avaient quelque chose à compenser. Leur nature de Serpentard bâclé, peut-être. Il était probablement très dur de prendre conscience qu'"on" n'appartenait qu'à la vice-élite et que jamais, ô grand jamais, "on" ne pourrait intégrer le sommet de la pyramide. Par "on" nous entendons ici, bien entendu, les Serdaigle qui, somme toute, n'étaient qu'une bande de Verts dégénérés (probablement une punition divine suite à un crime odieux... Peut-être un Serpentard avait-il osé épouser une Gryffondor. Ou pire ! Une Poufsouffle !). Mais Eugénie était une enfant peu portée sur la discorde : s'abaisser à une discussion âpre avec le commun des mortels ? Et puis quoi encore ? De toute façon, les débats houleux sur le mérite des maisons n'étaient pas nouveaux et n'avaient jamais mené nulle part, alors à quoi bon s'y risquer ? D'ailleurs, elle n'avait pas besoin de démontrer à Carter que Serpentard était la meilleure des maisons, il le savait nécessairement. Comme tout le monde. Sauf que tout ne monde ne l'acceptait pas. Ce qui était une réaction parfaitement normal, au fond. Etre membre d'une maison au rabais n'avait rien de très flatteur pour l'orgeuil. Se voiler la face était autrement plus pratique.
Ce trait de caractère - qui lui avait déjà épargné plus d'une difficulté - la poussa probablement à ne pas relever la vantardise de Carter comme telle. Sans compter qu'il y avait certainement un peu de vrai, sous cette somme d'exagération. Après tout, les Serdaigle étaient bel et bien connus pour leur vivacité d'esprit (et ce même si certains semblaient particulièrement stupides. Comme cette fille, avec des cheveux blonds filasses, qui était incapable de la moindre pensée cohérente...). Elle se contenta donc de gratifier Carter d'un sourire étrangement indulgent avant de répondre d'une voix flûtée :
- Alors tu fais définitivement honneur à ta maison.
C'était une constation on ne peut plus sobre. Et Eugénie l'avait à peine exprimée que Carter faisait demi-tour pour sortir de la volière. La petite demeura un instant dubitative. Etait-ce une rupture grossière - voire bourrue - de mettre un terme à cette embryon de conversation ou une invitation à la poursuivre ailleurs ? On l'aura compris, Eugénie était bien trop fière pour être un mouton de Panurge ("Panurge ? C'était aussi un berger ?"). Aussi l'idée de suivre Carter à la manière d'un gentil bichon frisé ne lui seyait-elle guère. Néanmoins, une partie d'elle avait une envie folle de courir après Carter qui était - et quoiqu'elle eut beaucoup de mal à l'admettre - certainement le spécimen le plus intéressant qu'il lui ait été donné de rencontrer depuis le début de l'année scolaire.
Aussi, lorsqu'elle vit Carter se retourner pour lui lancer un vague coup d'oeil, elle esquissa un sourire guilleret. Il était vraiment trop chou, ce petit ! Il n'osait pas lui demander explicitement de le suivre ! Il devait avoir compris que donner des ordres à un être de sa qualité était totalement hors de question ! Enfin un peu de soumission... Pour féliciter Carter de cette preuve de déférance, Eugénie daigna lui emboîter le pas... Mais à une distance respectueuse tout de même. Mélanger les pots de miel avec la confiture en barquette était formellement interdit (petit jeu : saurez-vous deviner qui est la confiture en barquette ?). |
|  | | Carter Lane Sage et réfléchi


Age : 19 Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 868 Année : 6ème année Amoureux(se) ? : Peut être bien...
 | Sujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé] Dim 15 Juin - 20:51 | |
| Tandis que le jeune homme emboitait le pas de la jeune fille, Carter ne put réprimer un sourire. Qui aurait cru après son entrée fracassante dans la volière que les deux élèves termineraient par discuter ensemble ? Certainement pas Carter. Loin -très loin même- de lui était l'idée qu'il aurait pu s'entendre, ne serait qu'un peu, avec la jeune Serpentard, étant donné leur deux caractères. Il aurait encore moins imaginé epprouver une lègère, très légère même, dose d'affection envers la jeune fille. C'est vrai quoi! Les Serpentard sont vraiment agaçants quand ils s'y mettent!
Et sur ce point là, Eugénie ne faisait pas exception à la règle. Elle était réellement agaçante. Mais quand on ne s'attachait pas à la première impression (ni à la seconde d'ailleurs) et qu'on creusait un peu plus la personnalité de la jeune fille, on se rendait compte qu'elle n'était pas si horrible que ça. Comme quoi, en fouillant, on trouve des choses incroyables. Mais est-ce que tous les Serpentard étaient comme ça ? Non. Sans aucun doute. Du moins du point de vue de Carter. Les autres Serpentard étaient tous sauf agréables, ils étaient plutôt stupides et incroyablement embêtants. A croire qu'Eugénie était une exception, sur ce point là.
Le Serdaigle voyait en fait en Eugénie une fille tout à fait différent de la fille du début. Dès qu'il était entré dans la volière, ses premières impressions furent un grand mécontentement, et une dose d'énervement assez importante. L'injustice, il détestait ça lui aussi, alors imaginez quand on était injuste envers lui tout en étant beaucoup plus jeune que lui ET à Serpentard. Forcement, la patience de Carter avait des limites (très minces il faut dire) et là, elle avait été largement franchie.
A présent, la première année paraissait plutôt unique en son genre, et il fallait dire qu'elle ne laissait pas Carter indifférent. Sa manière d'agir avec les gens donnait envie de rire à Carter et il mettait ça sur le dos de son éducation. Cette petite était moldue, ça se voyait. Allez savoir pourquoi, Carter le sentait et sur ce genre de chose, il se trompait rarement. Il était donc évident qu'elle avait été accueillie à Serpentard pour un motif autre que celui de sang, qui pour le coup n'était surement pas du tout pur. Quoiqu'il en était, la jeune fille méritait sa place dans sa maison, tout comme Carter méritait la sienne chez Serdaigle. Restait à savoir si lui pour le coup, n'aurait pas mieux fait de rejoindre les Serpentard. Certainement pas...
Eugénie, voyant que Carter venait de lui jeter un regard en biais, suivi le jeune homme en direction de l'extérieur de la Serdaigle. Pour lui, c'était gagné, il savait à présent qu'il ne laissait pas non plus la jeune fille indifférente. Il ralenti donc le pas pour qu'elle puisse arriver à son niveau. Ils parlèrent ensuite jusqu'à arriver en haut des escaliers de la salle commune des Serpentard. Il était bien entendu hors de question pour Carter de dessendre jusqu'aux cachots pour raccompagner la jeune fille, autant que pour elle il était inconcevable de monter jusqu'aux plus hautes tours de Poudlard pour raccompagner le jeune homme.
Parlant de tout et de rien, de rien surtout en fait, les deux jeunes écoliers se séparèrent enfin pour se rendre dans leur salle commune respectives. « A bientôt Miss de Montvermeil... Au plaisir de vous revoir... » Et sur ses belles paroles, Eugénie dessendit dans l'antre de Serpentard tandis que Carter escaladait les escaliers pour parvenir jusqu'à sa tour. La tour des aigles autrement dit. Il n'aurait pas cru faire pareille rencontre en allant envoyer une lettre, c'était certains. Il n'aurait d'ailleurs jamais cru pouvoir un jour epprouver de l'affection pour un ou une Serpentard. Quand vous voyez en particulier le caractère d'Eugénie vous vous dites que sans pincette, le duo doit faire des ravages et vous ne vous trompez pas. Heureusement, Carter savait mettre les formes quand il s'agissait d'amadouer les gens...
[ Topic Terminé ] _________________
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|  | | Eugénie de Montvermeil Malin et Roublard


Age : 20 Inscrit le : 28 Mar 2008 Messages : 229 Année : 2ème année
 | Sujet: Re: Philosophie matinale (quoique...). [Terminé] Mar 17 Juin - 15:24 | |
| Si Carter éprouvait une très légère dose d'affection pour la petite de Montvermeil, le sentiment n'était en rien réciproque. Eugénie n'était pas fillette à s'attacher facilement. Elle avait sa fierté et ne supportait pas l'idée de dépendre affectueusement de quelqu'un qui n'en était peut-être pas digne. Prudente dans ses amitiés, elle faisait toujours preuve d'une réserve exagérée lorsqu'il s'agissait d'accorder sa confiance. Eugénie n'aimait pas Carter. Elle en était encore au stade où elle voyait en lui un spécimen potentiellement intéressant. Mais pour être parfaitement honnête, elle n'avait pas encore décidé ce qu'elle allait faire de lui. Car dans l'esprit de la petite Serpentard, il était bien évident que c'était elle et seulement elle qui tirait les ficelles. Et si elle avait décidé de suivre Carter, ce n'était certainement pas poussée par conscience canine mais bel et bien par volonté de se forger une opinion des plus tranchées le plus vite possible. Eugénie aimait ranger les gens dans des petites cases. Le monde lui semblait nettement plus clair ainsi.
Elle avait pris soin de laisser trois marches d'écart distance de sécurité entre le Serdaigle et elle pour bien montrer qu'elle ne lui était nullement soumise et qu'elle ne le suivait que parce que là était son bon plaisir. Elle aurait très bien pu décidé de continuer à lire son Bisounours si elle en avait éprouvé l'envie. Toutefois, lorsque le jeune garçon ralentit ostensiblement le pas, elle ne chercha pas à maintenir la distance. Après tout, la pauvre chère âme devait mourir d'envie de cheminer aux côtés d'une aristocrate, une vraie ! Lui refuser ce plaisir serait franchement cruel. Aussi la fillette daigna-t-elle marcher tout près de Carter malgré sa condition sociale nettement inférieure. Un aristocrate devait savoir se montrer charitable et paternaliste, dans certaines circonstances... Sans cela, les têtes finissaient toujours par tomber. Les De Montvermeil en savait quelque chose, eux qui, deux siècles auparavant, avaient été contraints de fuir leur terre natale pour plonger dans la nuit de l'exil.
Le trajet jusqu'à l'embranchement qui devait voir se séparer les deux élèves ne fut, somme toute, pas bien long. Il fallait reconnaître ceci à Carter Lane qu'il n'était pas aussi insipide qu'il y paraissait aux premiers abords. La première année lança un coup d'oeil laconique aux marches de pierre qui serpentaient jusqu'aux cachots. Elle n'avait aucune envie de retrouver sa salle commune. Tout ce vert lui donnait la migraine. Mais elle ne pouvait décemment pas rester éternellement à baguenauder dans les couloirs. Elle reporta son attention sur Carter qu'elle scruta un court moment, l'air détaché. De toute évidence, le jeune garçon n'avait pas, lui, de cas de conscience lorsqu'il s'agissait de rejoindre sa salle commune. Le fennec ! Après tout ce qu'elle avait fait pour lui, il aurait au moins pu avoir la délicatesse de la raccompagner jusqu'à l'entrée secrète des Serpentard. Décidement, ce petit était bien mal élevé !
*Enfin, au moins, on ne me verra pas avec un prolétaire... Tout premier de classe soit-il !* songea-t-elle, pile au moment où Carter la saluait.
*Hum, il apprend plutôt vite les bonnes manières, mais ce n'est pas encore tout à fait cela. "A bientôt", non mais vraiment... Il aurait fallu dire "Merci encore de m'avoir fait l'insigne honneur de descendre avec moi. Je vous prie d'accepter mes hommages les plus vifs." Là, il aurait été digne de moi. Sans compter qu'il omet la révérence de rigueur... Enfin, pardonnons-lui ce manque d'éducation... Pauvre jeune homme !*
- Merci de m'avoir raccompagnée un peu cher Carter, dit-elle d'un ton guindé, ce fut un véritable plaisir de bavarder avec toi. J'espère avoir bientôt la chance de te revoir, conclut-elle avant d'incliner doucement la tête en esquissant un sourire malicieux.
Puis, elle fit demi-tour pour regagner en sautillant ses "quartiers".
(Fini pour Eugénie) _________________
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